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	<title>Le Bar des sciences &#187; Enquêtes Sciences</title>
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	<description>Des trucs rigolos avec un soupçon de sciences dedans</description>
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		<title>Le mystère mystérieux des peluches de nombril</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 09:29:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[insolite]]></category>
		<category><![CDATA[mystères]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2010/09/le-mystere-mysterieux-des-peluches-de-nombril/"><img align="right" hspace="5" width="150" height="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/nombril-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="nombril" /></a><p>Voici la question posée par l&#8217;internaute Fred : &#171;&#160;<em>Salut, en fin de journée, j&#8217;ai systématiquement une petite bouloche de poussière de tissu dans le nombril. Pourtant, mes vêtements n&#8217;ont pas spécialement de trou à ce niveau là. Quel mécanisme accumule ces résidus à cet endroit?</em>&#160;&#187; Nous avons démarré <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2010/09/le-mystere-mysterieux-des-peluches-de-nombril/" title="Le mystère mystérieux des peluches de nombril">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-1695 alignleft" title="nombril" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/nombril-300x224.jpg" alt="" width="248" height="205" />Voici la question posée par l&#8217;internaute Fred : &laquo;&nbsp;<em>Salut, en fin de journée, j&#8217;ai systématiquement une petite bouloche de poussière de tissu dans le nombril. Pourtant, mes vêtements n&#8217;ont pas spécialement de trou à ce niveau là. Quel mécanisme accumule ces résidus à cet endroit?</em>&nbsp;&raquo; Nous avons démarré les recherches sans plus attendre. Et puis nous avons fini par tomber sur un article formidable provenant du blog <a href="http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?" target="_blank">Strange Stuff and Funny Things</a>, et décision a été prise de vous le retranscrire dans son intégralité. Vous pouvez donc le lire ici même ou <a href="http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?post/2009/04/03/[Freaky-Friday-Parasite]-Le-plus-terrible-des-parasites-du-monde!" target="_blank">sur son site d&#8217;origine</a>.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, on arrête de rigoler parce que le sujet que je vais aborder est d&#8217;une très rare gravité. Je vais en effet vous parler du pire parasite du monde. Endémique de pratiquement toutes les civilisations humaines, ce parasite semble toucher pratiquement toute l&#8217;espèce humaine, avec une nette préférence pour la gente masculine. Sa nature et son mode de fonctionnement sont encore peu compris par la communauté scientifique et même si des efforts récents nous laissent espérer une solution, il faudra pour l&#8217;instant vivre dans la crainte et l&#8217;exaspération, toujours prêts à retrouver cet être dans notre nombril: oui, dans notre nombril, car le parasite de la semaine n&#8217;est autre que la <strong>peluche du nombril</strong> (<strong>Peluca umbilicus</strong>).</p>
<p>Je sais, je sais, ce sont des images insoutenables, mais il faut que le monde les voit pour commencer à réagir face à ce fléau.</p>
<p>En effet, encore trop peu d&#8217;équipes de scientifiques se sont penchées sur ces petites structures de fibres cotonnées. L&#8217;un des pionniers dans ce domaine de recherche a pourtant gagné un prix Ignobel qui récompense les découvertes &laquo;&nbsp;qui font d&#8217;abord rire, puis ensuite réfléchir&nbsp;&raquo; et qui de manière générale est décerné aux chercheurs qui n&#8217;ont pas peur d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout de leurs recherches, aussi futiles soient elles&#8230; C&#8217;est exactement le genre de courage qu&#8217;il a fallu à Karl Kruszelnicki, l&#8217;heureux prix Ignobel 2002 dans la catégorie interdisciplinaire, et puis plus récemment le Dr. Steinhauser pour mener à bien leurs études. Karl Kruszelnicki s&#8217;est tout d&#8217;abord inspiré des recherches menées par un scientifique amateur appelé Doug. Doug se posait la question suivante:</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Pourquoi ai-je des peluches de nombril et pourquoi sont-elles bleues?</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour répondre à cette question, Doug se mit à réfléchir et émit une hypothèse: peut-être qu&#8217;il s&#8217;agit des poils autour de mon nombril qui facilite l&#8217;accumulation de fibres à l&#8217;intérieur. Pour tester cette hypothèse, Doug réalisa deux expériences successives: la première fut de raser ses poils ventraux sur une zone en forme de disque autour de son nombril, et la deuxième fut de ne raser que la partie située en dessous du nombril. Pour chaque expérience, Doug enregistra l&#8217;effet de la manipulation sur la quantité de peluches collectées. Selon ses résultats, la quantité de peluche est drastiquement réduite après rasage, même s&#8217;il s&#8217;agit uniquement du rasage de la partie sous le nombril. De plus, Doug a noté que la couleur de ses peluches concordait plus souvent avec celle de ses sous-vêtements qu&#8217;avec celle de ses hauts. Doug avait donc réalisé un premier pas dans la recherche en posant le modèle d&#8217;une autoroute de poils facilitant le transit et l&#8217;accumulation de fibres dans le nombril.</p>
<p>Interloqué par cette série d&#8217;expériences audacieuses, le docteur australien Kruszelnicki voulut obtenir des données statistiquement significatives et lança un questionnaire (1) sur son site dont voici les questions:</p>
<ol>
<li>Prénom (facultatif):</li>
<li>Age:</li>
<li>Sexe:</li>
<li>Degré de pilosité:</li>
<li>Avez-vous une pilosité subombilicale formant une sorte de trace d&#8217;escargot?</li>
<li>Degré de la pilosité subombilicale:</li>
<li>Votre nombril est-il invaginé ou dévaginé? [vous savez qu'il y a plusieurs types de nombrils, d'ailleurs certains utilisent ce dimorphisme pour réaliser des jeux sexuels pervers]</li>
<li>Décrivez votre corpulence:</li>
<li>Couleur de la peau:</li>
<li>Type de peau:</li>
<li>Avez-vous un piercing au nombril?</li>
<li>Avez-vous des peluches du nombril?</li>
<li>Si oui, de quelle couleur sont-elles?</li>
<li>Avez-vous remarqué un lien entre la couleur de vos peluches de nombrils et la couleur de vos vêtements?</li>
<li>Si oui, quels vêtements?</li>
<li>Quelle machine à laver utilisez-vous (ouverture sur le haut ou sur le devant)?</li>
<li>Avez-vous entrepris l&#8217;expérience de Doug sur votre nombril?</li>
<li>Si oui, avez-vous remarqué une diminution de peluches de nombril?</li>
<li>Tout autre commentaire sur vos peluches de nombril:</li>
</ol>
<p>Pendant plusieurs mois, l&#8217;équipe de Kruszelnicki a collecté des témoignages de milliers de personnes (4799 au total) et après analyse de ces données,elle a pu arriver à ces conclusions:</p>
<ul>
<li>L&#8217;accumulation de peluches augmente avec l&#8217;âge</li>
<li>Les hommes sont plus sujets aux peluches du nombril</li>
<li>Les peluches reflètent la couleur de la peau: la peluche sera plus claire pour une peau claire</li>
<li>Le type de peau n&#8217;a pas d&#8217;incidence sur les peluches</li>
<li>Les peluches semblent être liées à la pilosité</li>
<li>Trop de pilosité ventrale ou trop peu de pilosité ventrale inhibe quelque peu la collecte de peluche dans le nombril</li>
<li>Il n&#8217;y a pas de relation entre la corpulence d&#8217;une personne et l&#8217;accumulation de peluches</li>
<li>Quelques exemples montrent que les piercings peuvent avoir un effet radical pour réduire l&#8217;accumulation de peluches voir les faire totalement disparaitre</li>
<li>La pilosité en forme de trace d&#8217;escargot semble jouer un rôle dans l&#8217;accumulation de peluches</li>
</ul>
<p>En plus de ces données, Kruszelnicki a demandé à tous les participants d&#8217;envoyer des échantillons de leurs peluches pour les analyser au microscope électronique, et voici quelques images:</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1683  aligncenter" title="parasite" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/parasite.jpg" alt="" width="250" height="180" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1684 aligncenter" title="parasite2" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/parasite2.jpg" alt="" width="250" height="178" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1685 aligncenter" title="parasite 3" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/parasite-3.jpg" alt="" width="250" height="179" /></p>
<p>Selon lui, il s&#8217;agit essentiellement de fibres textiles mélangées à des petites pellicules de peaux mortes. Par contre, un mystère reste encore à éclaircir, celui de la couleur des peluches. Plus de la moitié des personnes interrogées possèdent des peluches bleues mais de nombreuses variations chromatiques ont été observées, et souvent en parfaite contradiction avec les vêtements portés par les sujets. Une étude sur le long terme à ce sujet a été réalisée par un collectionneur assidu, Graham Barker (2), (qui a d&#8217;ailleurs gagné une place dans le Guiness Book of World Records). Voici un échantillon de sa collection qu&#8217;il a commencé en 1984:</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1687 aligncenter" title="parasite 4" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/parasite-4-262x250.jpg" alt="" width="262" height="250" /></p>
<p>Le changement de couleur que l&#8217;on peut observer dans sa collection est à corréler, selon Graham Barker, avec l&#8217;achat et l&#8217;utilisation d&#8217;une nouvelles serviette de bain dont la couleur est donc passée du vert au rouge. C&#8217;est une piste à creuser donc mais peu d&#8217;équipes sont encore sur les starting blocks pour mener ce type de recherches (allez savoir pourquoi&#8230;). Heureusement, un article récemment publié dans Medical hypotheses montre un certain regain d&#8217;intérêt pour le sujet. En effet, le Dr. Steinhauser a présenté un travail préparatoire (de trois ans) pendant lequel il a pesé méthodiquement ses propres peluches de nombril (l&#8217;ensemble de ces résultats pesait près d&#8217;un gramme (503 échantillons), avec un poids moyen d&#8217;1,8 mg par peluche et un maximum enregistré de 9 mg). L&#8217;un des aspects intéressants du nouveau travail du Dr. Steinhauser, c&#8217;est qu&#8217;il essaie réellement de rentrer dans le fond du problème et de caractériser tous les facteurs pouvant influencer la quantité, la couleur et la composition des peluches. Une image tirée de son article et où figurent deux sujets d&#8217;étude, montre à quel point il est impliqué dans ces recherches:</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1691 aligncenter" title="Fig 1" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/parasite-5-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" /></p>
<p>Enfin, le Dr. Steinhauser pense que l&#8217;accumulation de ces peluches pourraient être un mécanisme de défense de l&#8217;organisme (celles-ci sont également observées chez d&#8217;autres mammifères) qui viserait à accumuler des détritus qui, à partir d&#8217;une certaine taille, se détacheraient du nombril. Alors Peluca umbilicus, parasite ou symbiote?</p>
<p>La dernière hypothèse scientifique que je vous présente aujourd&#8217;hui a été formulée et illustrée par Bill Plympton dont j&#8217;ai déjà montré quelques travaux.<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="455" height="275" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VorRingNbKg&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="455" height="275" src="http://www.youtube.com/v/VorRingNbKg&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Une dernière anecdote pour finir, mais à prendre avec moults pincettes, est celle d&#8217;un aventurier appelé Stephan M. et qui lors d&#8217;un treking d&#8217;une semaine sans avoir l&#8217;occasion de se changer ni de se laver, aurait ramené un second parasite sur sa peluche de nombril&#8230;(je suis quand même très sceptique&#8230;)</p>
<p><strong>Liens:</strong></p>
<p><a href="http://scienceblogs.com/neurotopia/2009/03/friday_weird_science_all_you_e.php" target="_blank">Article de Neurotopia</a> sur les derniers travaux du Dr. Steinhauser.</p>
<p>(1)<a href="http://www.abc.net.au/science/k2/lint/" target="_blank">Le questionnaire</a> de Karl Kruszelnicki sur les peluches de nombril.</p>
<p>(2)Un <a href="http://www.feargod.net/fluff.html" target="_blank">collectionneur de peluches du nombril</a> professionnel</p>
<p>Un <a href="http://www.mynavel.co.uk/" target="_blank">collectionneur de peluches du nombril</a> amateur</p>
<p>L&#8217;histoire incroyable (donc n&#8217;y croyez pas trop) de la <a href="http://www.coasttocoastam.com/gen/page666.html" target="_blank">symbiose entre Peluca umbilicus et une plante</a>.</p>
<p><strong>Références:</strong></p>
<p>Steinhauser, G. (2009). The nature of navel fluff. Medical Hypotheses DOI: 10.1016/j.mehy.2009.01.015</p>
<p>Karl Kruszelnicki (2001). The Great Bellybutton Lint Survey. Q &amp; A with Dr K.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;éternel retour du moteur à air comprimé</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 15:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Hi-Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Sciences]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/leternel-retour-du-moteur-a-air-comprime/"><img align="right" hspace="5" width="150" height="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/MDI_FlowAir1-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="FlowAir de MDI" /></a><p>Article. L&#8217;avantage avec la disparition prochaine des énergies fossiles, c&#8217;est que les ingénieurs redoublent d&#8217;inventivité pour trouver d&#8217;autres moyens de rouler : plein de sujets d&#8217;articles pour le Bar! <a title="Découvrez le moteur Pantone sur le Bar des Sciences" href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/moteur-pantone-ou-moteur-fantome/" target="_blank">Moteurs fonctionnant avec de l&#8217;eau</a>, ou encore <a title="Découvrez <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/leternel-retour-du-moteur-a-air-comprime/" title="L&#8217;éternel retour du moteur à air comprimé">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1350" title="FlowAir de MDI" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/MDI_FlowAir1-300x174.jpg" alt="" width="240" height="139" />Article.</strong> L&#8217;avantage avec la disparition prochaine des énergies fossiles, c&#8217;est que les ingénieurs redoublent d&#8217;inventivité pour trouver d&#8217;autres moyens de rouler : plein de sujets d&#8217;articles pour le Bar! <a title="Découvrez le moteur Pantone sur le Bar des Sciences" href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/moteur-pantone-ou-moteur-fantome/" target="_blank">Moteurs fonctionnant avec de l&#8217;eau</a>, ou encore <a title="Découvrez le moteur Minato sur le Bar des Sciences" href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/minato-le-moteur-nippon-ni-bon/" target="_blank">actionnés par magnétisme</a>, les idées &#8211; parfois farfelues &#8211; ne manquent pas. Aujourd&#8217;hui le Bar des Sciences vous propose de (re)découvrir un concept qui ne manque pas d&#8217;air, la motorisation pneumatique.  <span id="more-1348"></span></p>
<p>Peu de pétrole, mais plein d&#8217;air. Pas besoin de pousser la réflexion plus loin pour Guy Nègre : il faut que nos voitures utilisent ce gaz pour rouler. Pourtant l&#8217;idée ne date pas d&#8217;hier, au 19è siècle <a title="Un aperçu historique des locomotives à air" href="http://industrie.turbomagazine.be/index.php?pg=news&amp;id=3654" target="_blank">certaines locomotives utilisaient déjà l&#8217;air comprimé</a>. Cet ingénieur motoriste, qui a notamment travaillé pour l&#8217;industrie pétrolière et dans les Formule 1, en connait un rayon et a même créé <em><a title="Motor Development International" href="http://www.mdi.lu/" target="_blank">Motor Development International</a></em> (MDI), une entreprise qui invente et produit des moteurs pneumatiques pour voitures.</p>
<p>Il étudie cette technologie depuis 15 ans et a déposé plus de 20 brevets sur ce sujet. Son moteur ne repose pas sur un système à 2 ou 4 temps, mais 5 temps : aspiration, compression, injection d&#8217;air comprimé, expansion et détente (<em>voir le schéma</em>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/explication-moteur.jpg"><img class="size-medium wp-image-1351 aligncenter" title="explication moteur" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/explication-moteur-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a></p>
<p>Et ça marche : <a title="Les véhicules MDI" href="http://www.mdi.lu/produits.php" target="_blank">MDI produit plusieurs modèles</a>, du taxi aux petites citadines, en passant par les monospaces, il y en a pour tout le monde ou presque. Alors pourquoi ces véhicules, pourtant annoncés depuis plus de 10 ans, ne roulent-ils pas encore aujourd&#8217;hui?</p>
<p>La cause est simple et se résume en un mot : autonomie. Si MDI annonce 220 km d&#8217;autonomie, ce n&#8217;est pas l&#8217;avis émis dans <a title="Rapport de l'école des mines &quot;Evaluation de l'autnomie d'un véhicule CAT utilisant la technologie MDI&quot;" href="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/PDFs/MDI_voiture_air" target="_blank">deux rapports de l&#8217;Ecole des Mines</a> en 2003, qui contredit ces données : celle ci ne pourrait excéder 40 km en utilisation urbaine. Son rendement ne serait de l&#8217;ordre que d&#8217;une vingtaine de pourcents au maximum. (<em>voir la vidéo</em>).</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="470" height="381" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7603o&amp;colors=background:CC0000;glow:A11010;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="470" height="381" src="http://www.dailymotion.com/swf/x7603o&amp;colors=background:CC0000;glow:A11010;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p>Autre cause invoquée : pour compresser l&#8217;air, il faut de l&#8217;énergie externe. C&#8217;est pourquoi les moteurs MDI fonctionnent en mode bi-énergie, c&#8217;est à dire avec l&#8217;aide d&#8217;un adjuvant énergétique, fossile ou <a title="Découvrez notre dossier sur les agrocarburants !" href="=http://www.lebardessciences.com/dossier-les-agrocarburants/" target="_blank">biocarburant</a>. Le bilan carbone global de ces véhicules est donc encore incertain, s&#8217;il faut ajouter des carburants d&#8217;origine fossile, alors cela doit être pris en compte dans les calculs, bien que la pollution inhérente à ce type de motorisation soit infime.</p>
<p>Ce moteur ne serait-il en définitive qu&#8217;une vaste farce ? Depuis 1997 les annonces se suivent et se ressemblent, Mr Nègre nous le dit, promis, juré, l&#8217;an prochain, on roule tous à l&#8217;air. Cette même année on annonçait la signature d&#8217;un contrat pour la production de 40 000 taxis pneumatiques à Mexico, la capitale la plus polluée du monde. Depuis, aucune action, rien que de la communication.</p>
<p>Le projet commençait à sentir le roussi quand MDI signa en 2008 un juteux contrat avec TATA, le constructeur automobile indien qui commercialise la voiture à 2500 dollars, et qui a récemment racheté Jaguar et Land Rover. Pas des rigolos, en somme. Tata investit, et s&#8217;octroie l&#8217;exclusivité des ventes sur tout le secteur indien. Un argument massue pour prouver la viabilité du projet. Mais à ce petit jeu Mr Nègre semble bien rôdé, puisqu&#8217;il attire toujours des investisseurs malgré les années de retard (<em>Voir la vidéo</em>).</p>
<p>L&#8217;avenir nous dira donc qui avait raison. On se donne rendez-vous l&#8217;an prochain, pour un article ou sur la première voiture à air comprimé, ou sur une énième annonce de report de cette commercialisation. A bon entendeur&#8230;</p>
<p><em>Photo : Le modèle FlowAir de MDI.</em></p>
<p><em>Cet article fait suite à une question envoyée par Fred, qui a commandé un lait fraise.</em></p>
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		<title>Evolution du climat : les manuels de géographie pas très chauds</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2010/01/rechauffement-climatique-et-livres-geographie/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 10:24:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[climat]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/rechauffement-climatique-et-livres-geographie/"><img align="right" hspace="5" width="150" height="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/1812035758_4c70b4b2ba-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="Des enfants supportant le globe terrestre" title="Des enfants supportant le globe terrestre" /></a><p><a rel="attachment wp-att-1295" href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/rechauffement-climatique-et-livres-geographie/1812035758_4c70b4b2ba/"></a><span style="color:#000000">Article.</span> Enseigner aux écoliers les problématiques sociétales comme le réchauffement climatique s&#8217;avère être une tâche ardue. D&#8217;autant que les présentations qui en sont faites dans les manuels scolaires sont plutôt hétérogènes.<span id="more-1294"></span></p>
<p>Comment bien enseigner sans les bons manuels ? Question pertinente que pose le <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/rechauffement-climatique-et-livres-geographie/" title="Evolution du climat : les manuels de géographie pas très chauds">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-1295" href="http://www.lebardessciences.com/2010/01/rechauffement-climatique-et-livres-geographie/1812035758_4c70b4b2ba/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1295" title="Des enfants supportant le globe terrestre" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/1812035758_4c70b4b2ba-300x200.jpg" alt="Des enfants supportant le globe terrestre" width="300" height="200" /></a><span style="color:#000000"><strong>Article.</strong></span> Enseigner aux écoliers les problématiques sociétales comme le réchauffement climatique s&#8217;avère être une tâche ardue. D&#8217;autant que les présentations qui en sont faites dans les manuels scolaires sont plutôt hétérogènes.<span id="more-1294"></span></p>
<p>Comment bien enseigner sans les bons manuels ? Question pertinente que pose le <a title="Le site du SNE" href="http://www.sne.fr/" target="_blank">Syndicat national des éditeurs</a> (SNE) dans son <a title="Télécharger le rapport" href="http://www.google.fr/url?q=http://sne.fr/pdf/Savoir%2520Livre/DP22_10_09.pdf&amp;ei=UQNHS7uMEpmUjAfBl92ABw&amp;sa=X&amp;oi=nshc&amp;resnum=1&amp;ct=result&amp;cd=1&amp;ved=0CAsQzgQoAA&amp;usg=AFQjCNEd8uTDavRss_pzWFhCluFPcTsW3A" target="_blank">rapport du 21 octobre</a>.  En effet, 80 % des manuels scolaires de collège ne seraient pas conformes aux programmes. Comment former les futurs citoyens à l&#8217;esprit critique et, en particulier, leur donner les moyens de comprendre les débats de société actuels ? A ce jour, <a title="Les résultats de l'étude sur les manuels de géographie" href="http://acces.inrp.fr/eedd/climat/pedagogie/debat_classe/le-theme-climat-dans-les-manuels-scolaires-dhistoire-geographie/" target="_blank">la seule étude disponible concerne les livres de géographie de seconde générale</a> et la manière dont ils abordent la question du réchauffement climatique. Verdict : pourraient mieux faire.</p>
<p>Au terme de l&#8217;analyse de neuf manuels de géographie destinés aux classes de seconde publiés entre 2001 et 2006, il apparaît que sept d&#8217;entre eux abordent la question de l&#8217;évolution du climat. Vincent Marin, auteur de l&#8217;étude et professeur de l&#8217;académie de Lyon, note en outre que cinq seulement font part des incertitudes sur les prédictions des climatologues, de manière plus ou moins marquée. Pourtant le programme semble clair : les professeurs doivent obligatoirement sensibiliser leurs élèves aux questions de société face aux risques. Alors pourquoi ne pas aborder la question des changements climatiques, à l&#8217;heure où les scientifiques alertent sur l&#8217;accélération de la  fonte de la banquise ?</p>
<p>Aux <a title="Editions Belin" href="http://www.editions-belin.com/" target="_blank">éditions Belin</a>, on se veut prudent. Dans leur livre de géographie édité en 2005, le réchauffement climatique n&#8217;y est pas traité. On y parle bien de risques mais seulement des cyclones. L&#8217;éditeur Sébastien Leplaideur explique :</p>
<blockquote><p>« Le processus d&#8217;aboutissement au manuel est long et complexe. Il nous a paru trop difficile en 2005 de traiter une telle question en quelques documents, d&#8217;autant qu&#8217;elle n&#8217;était pas spécifiquement au programme. »</p></blockquote>
<p>La question du réchauffement était sans doute moins médiatisée avant 2006, mais qu&#8217;en sera-t-il dans les prochaines éditions ?</p>
<blockquote><p>« La priorité d&#8217;un éditeur, c&#8217;est de rester conforme aux programmes. Ils vont peut-être changer, notamment avec la future réforme du lycée. Si la thématique de « La société face aux risques » est maintenue, alors nous aborderons certainement le réchauffement climatique. »</p></blockquote>
<p>Dont acte.</p>
<p>Même si les connaissances en 2006 étaient moins précises qu&#8217;elles ne le sont en 2010, le phénomène laisse songeur. Les modèles numériques chers aux climatologues seraient-ils dans le collimateur des géographes ? Peut-être, répond Virginie Albe, professeur de didactique des sciences et techniques à l&#8217;Ecole normale supérieure de Cachan :</p>
<blockquote><p>« Le GIEC est censé donner des réponses précises aux gouvernements. Dans les laboratoires, le problème est vécu de manière différente et de nombreux points de controverse subsistent encore aujourd&#8217;hui. »,</p></blockquote>
<p>d&#8217;où la prudence des géographes. Une prudence que désapprouve fermement Michel Crépon, océanographe au <a title="Le laboratoire LOCEAN" href="https://www.locean-ipsl.upmc.fr/index.php" target="_blank">Laboratoire d&#8217;océanographie et de climatologie</a> (LOCEAN) de l&#8217;université Paris VI :</p>
<blockquote><p>« Je ne vois pas comment un manuel traitant des risques naturels pourrait faire l&#8217;impasse sur le réchauffement climatique. On devrait insister davantage sur ses effets potentiellement dévastateurs.»</p></blockquote>
<p>Alors, à quels saints nos chères têtes blondes doivent-elles se vouer ? L&#8217;enjeu n&#8217;est certes pas d&#8217;inculquer des vérités, mais plutôt de rendre compte du fonctionnement de la science :</p>
<table class="table_left" border="1" width="50%" bordercolor="red">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;"><strong>Changement de programme !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le réchauffement climatique fait dorénavant partie intégrante du programme de géographie&#8230;de 5ème, autour du thème « développement durable ». L&#8217;idée de sensibiliser des élèves plus jeunes à cette problématique est louable, à condition  qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une simple initiation, destinée à être approfondie dans les classes ultérieures. Présenter les différentes facettes du réchauffement climatique, les implications politiques, médiatiques, les controverses scientifiques, ou encore expliquer le pourquoi de certaines thèses négationnistes, relève de la gageure pour un professeur face à une classe de 30 pré-adolescents.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>« <em>S&#8217;il y a des controverses alors il faut les enseigner comme telles</em> », ajoute Virginie Albe. On lit d&#8217;ailleurs dans  le Bulletin officiel (1) que : « [l'enseignement des controverses] <em>permet de présenter les connaissances scientifiques comme une construction humaine progressive et non comme un ensemble de vérités révélées</em> »,  ou encore que « <em>la curiosité pour les sciences se nourrit de connaître les controverses, qui surprennent le bon sens et bouleversent la perception immédiate et intuitive du monde.</em> »</p>
<p>Présenter la science sans artifice, de la manière dont elle se fait chaque jour, avec ses questionnements, ses débats, ses argumentations, serait donc la meilleure forme d&#8217;enseignement de ces sujets épineux. Dans les autres pays les réactions sont parfois éloquentes. Aux Etats-Unis ce sont les parents d&#8217;élèves des <em>School boards</em> qui décident des programmes scolaires. Et en Grande Bretagne, c&#8217;est un juge qui a tranché en 2007 sur un point de désaccord concernant la projection dans les classes du film d&#8217;Al Gore, « Une vérité qui dérange » en imposant la publication d&#8217;un tableau correctif comportant neuf points erronés ou encore débattus.</p>
<div id="fin">
<p>1 : BO du 5/08/2005 &laquo;&nbsp;introduction commune aux disciplines scientifiques&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>A lire également :<br />
</strong> <a title="Tous les articles du bar des sciences sur le climat" href="http://www.lebardessciences.com/tag/climat/" target="_self"><strong> Tous les articles sur le climat</strong></a></p>
<p><span style="color:#999999"><em>Photo : </em><a title="La page de la photo sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/thaths/1812035758/" target="_blank"><em>Children holding up a giant inflated globe</em></a><em> &#8211; thaths &#8211; Flickr</em></span></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vous aussi, participez !</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/</link>
		<comments>http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 11:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Hi-Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[astronomie]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[sciences participatives]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/"><img align="right" hspace="5" width="150" height="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2114216209_2dfaf2f3e8-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="shaking hands " title="shaking hands " /></a><p><span style="color: #000000;">Article.</span> Ca vous dirait de participer à des programmes scientifiques de grande envergure, de rejoindre des équipes de milliers d&#8217;amateurs qui aident les chercheurs dans leur travail? Et oui, c&#8217;est possible, moyennant un peu de votre temps et de votre bonne volonté évidemment. Enfilez votre blouse <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/" title="Vous aussi, participez !">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1177" title="shaking hands " src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2114216209_2dfaf2f3e8-300x199.jpg" alt="shaking hands " width="300" height="199" />Article.</span></strong> Ca vous dirait de participer à des programmes scientifiques de grande envergure, de rejoindre des équipes de milliers d&#8217;amateurs qui aident les chercheurs dans leur travail? Et oui, c&#8217;est possible, moyennant un peu de votre temps et de votre bonne volonté évidemment. Enfilez votre blouse blanche, le Bar des Sciences vous emmène faire un tour des programmes de sciences participatives.</p>
<p><span id="more-1172"></span>Les sciences dites participatives ne sont pas encore très développées en France, restant plutôt l&#8217;appanage des anglo-saxons ou des américains. Le principe est simple, pour accélérer un long (et parfois fastidieux) travail d&#8217;inventaire, d&#8217;observation, ou de calcul, le grand public peut être mis à contribution. La plupart du temps, les conditions d&#8217;accès sont très peu restrictives, bien sûr avoir un intérêt réel pour la discipline choisie est un plus considérable.</p>
<h3>Compter les oiseaux : le STOC</h3>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1174" title="oiseau" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2257077649_f621467733-300x199.jpg" alt="oiseau" width="300" height="199" />C&#8217;est quoi ?</strong> Le Suivi temporel des oiseaux communs ou STOC est un programme à l&#8217;échelle européenne dont le but est de répertorier les oiseaux. Les résultats sont très utiles puisque en plus des résultats directs sur les populations de ces animaux, les scientifiques peuvent analyser la biodiversité générale d&#8217;un territoire, les oiseaux en étant de très bons indicateurs. Le principe est simple : chaque participant reçoit un carré de terrain à analyser proche de son domicile.  Il réalise l&#8217;inventaire de tous les oiseaux qu&#8217;il y voit. Les résultats sont centralisés par une équipe du Muséum national d&#8217;histoire naturelle.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Le programme est ouvert à tous, mais est réservé en priorité aux ornithologues avertis. Difficile de reconnaître un oiseau au cri ou à la façon de battre des ailes quand on n&#8217;a que peu de connaissances dans le domaine&#8230;</p>
<p><strong>Quand ?</strong> La session 2008 s&#8217;est achevée il y a peu et <a title="Les résultats du suivi temporel des oiseaux communs" href="http://www.ebcc.info/index.php?ID=375&amp;basket=99a8b434bfa2e16a9fb9f1b61f8c36b4" target="_blank">les résultats ont été publiés dans un bulletin européen.</a></p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Le site du STOC" href="http://www2.mnhn.fr/vigie-nature/spip.php?rubrique2" target="_blank">le site du STOC.</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Classer les galaxies : Galaxy Zoo</h3>
<div id="attachment_1175" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1175" title="Galaxie M81" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/522395769_d6b1686922-300x187.jpg" alt="Galaxie M81 (NASA)" width="300" height="187" /><p class="wp-caption-text">Galaxie M81 (NASA)</p></div>
<p><strong>C&#8217;est quoi ?</strong> Galaxy Zoo propose aux internautes passionnés d&#8217;astronomie d&#8217;aider les chercheurs à classer les galaxies selon des critères visuels. Le <em>Sloan Digital Sky Survey, </em>un programme de cartographie par téléescope<em>, </em>a réalisé une carte représentant un quart de la voûte celeste, contenant environ un million de galaxies visibles. Galaxy Zoo demande l&#8217;aide des internautes afin de les aider à les classer. Est-elle en forme de spirale, de quelle couleur, etc&#8230;sont des exemples de critères à évaluer.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Il suffit de s&#8217;inscrire sur le site et d&#8217;aimer le ciel et l&#8217;espace.</p>
<p><strong>Quand ?</strong> La première session eut lieu en 2007, mais vous pouvez encore participer à la deuxième dès aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Galaxy Zoo" href="http://www.galaxyzoo.org/" target="_blank">le site Galaxy Zoo.</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Compter les papillons : Papillons &amp; jardins</h3>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1176" title="Papillon" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/249127688_a2aa8f5ff8-270x250.jpg" alt="Papillon" width="270" height="250" />C&#8217;est quoi ?</strong> Petits vicieux, il ne s&#8217;agit pas de la chasse aux papillons chère à Brassens, mais du seul programme français de sciences participatives : Papillons &amp; Jardins. Les amateurs doivent, un peu comme pour le STOC, réaliser un inventaire des papillons qui squattent dans les parcs et les jardins. Il s&#8217;agit là encore d&#8217;un très bon indice de biodiversité : les papillons représentent à eux seuls 10 % des espèces décrites par l&#8217;homme, et les jardins couvrent un million d&#8217;hectares en France soit 4 fois plus que la surface de toutes les réserves naturelles réunies, selon <a title="Le portail de Noe Conservation" href="http://www.noeconservation.org/" target="_blank">Noe Conservation</a>, à l&#8217;origine du projet.</p>
<p><strong>Pour qui ? </strong>Papillons et jardins est un programme grand public. Un fascicule destiné à bien reconnaître les papillons est fourni à chaque participant.</p>
<p><strong>Quand ?</strong> L&#8217;opération a débuté ce printemps, vous pouvez encore vous inscrire. A noter qu&#8217;un programme &laquo;&nbsp;bourdon&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;escargot&nbsp;&raquo; sontégalement disponibles, sur le même principe.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Papillons &amp; jardins" href="http://www.noeconservation.org/index2.php?rub=12&amp;srub=31&amp;ssrub=31&amp;goto=contenu&amp;titre=Papillons+%26+Jardin+et+Observatoires+de+la+Biodiversit%E9+des+Jardins" target="_blank">La page du projet papillons &amp; jardins</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
<tbody>
<tr>
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<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Le repliement des protéines : Folding@Home</h3>
<div id="attachment_1173" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1173" title="une protéine décortiquée par folding@home" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/00470929-300x168.jpg" alt="une protéine décortiquée par folding@home" width="300" height="168" /><p class="wp-caption-text">une protéine décortiquée par folding@home</p></div>
<p><strong>C&#8217;est quoi ?</strong> Il s&#8217;agit d&#8217;un projet de l&#8217;université de Stanford qui consiste à mettre à contribution le plus d&#8217;ordinateurs possibles afin de comprendre la façon dont les protéines se replient (<em>to fold</em> en anglais) lorsqu&#8217;elles se forment. En effet cette forme tridimensionnelle appelée structure tertiaire, est capitale pour comprendre les différentes fonctions d&#8217;une protéine. L&#8217;algorithme mis au point par ces scientifiques évite de passer par des méthodes lentes et coûteuses, mais il faut une puissance de calcul phénoménale, partagée entre des millions d&#8217;ordinateurs. En pratique, on installe un programme sur le PC ou le Mac, puis on le laisse tourner, tout se fait automatiquement. Le nom de ce programme est inspiré du projet Seti@home, qui consistait à utiliser la puissance de nombreux ordinateurs afin de trouver des traces de vie extra-terrestre en 1996.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Toute personne possédant un ordinateur relié à internet. A noter que  les possesseurs de la Playstation 3 de Sony peuvent aussi participer, mettant ainsi à profit la formidable puissance de cette console de jeux (pour une fois, diront les mauvaises langues).</p>
<p><strong>Quand ?</strong> Le projet a débuté en 2001 et les premiers résultats ont rencontré un franc succès. Evidemment celui-ci continue et continuera encore longtemps dans les décennies à venir.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Folding@home en français" href="http://folding.stanford.edu/French/Main" target="_blank">La page du projet Folding@home</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
<tbody>
<tr>
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</tr>
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<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Intéressés ?</h3>
<p>Voilà c&#8217;est la fin de notre petit tour. Tout comme internet, la scène scientifique fera-t-elle intervenir largement le grand public dans le futur? Pas si sûr, de nombreux obstacles se posent à la réalisation de ce genre de projet.</p>
<p>La bonne foi des participants peut être remise en cause. Même si ce phénomène est marginal, il faut le prendre en compte. La plupart du temps, les passionnés d&#8217;oiseaux par exemple apportent des informations capitales aux scientifiques! La probabilité de sabotage des résultats reste infime.</p>
<p>L&#8217;exactitude des renseignements est-elle vérifiée? Pas tout le temps, mais cela est aussi pris en compte par exemple le programme Galaxy zoo fait observer une même galaxie à 50 internautes différents. Difficile de contester une même observation faite par 50 personnes qui ne se sont jamais rencontrées.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion, si les sujets abordés vous plaisent, d&#8217;apporter votre pierre à l&#8217;édifice et de faire avancer la science anonymement. Mais ne sont-ce pas les héros anonymes qui sont, justement, les vrais héros?</p>
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		<title>Histoire des sextoys</title>
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		<comments>http://www.lebardessciences.com/2009/05/histoire-des-sextoys/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 May 2009 15:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lebardessciences.com/?p=1028</guid>
		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/histoire-des-sextoys/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/dildo.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="" /></a><p><span style="color: #000000;">Actu.</span> De nos jours, le sextoy apparaît comme un phénomène de mode qui accompagne la libération de la femme et des moeurs. Mais le jouet sexuel et les actes qui lui sont liés sont en fait loin d&#8217;être nouveaux dans notre société. Le bar des sciences <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/histoire-des-sextoys/" title="Histoire des sextoys">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/dildo.jpg" alt="" width="200" height="265" /><span style="color: #000000;"><strong>Actu.</strong></span> De nos jours, le sextoy apparaît comme un phénomène de mode qui accompagne la libération de la femme et des moeurs. Mais le jouet sexuel et les actes qui lui sont liés sont en fait loin d&#8217;être nouveaux dans notre société. Le bar des sciences retrace l&#8217;historique de cet objet, qui débute il y a plusieurs siècles.<span id="more-1028"></span></p>
<p><strong>Le sextoy dans l&#8217;antiquité </strong></p>
<p>L&#8217;action d&#8217;utiliser un objet pour stimuler le plaisir sexuel remonte certainement à l&#8217;origine de l&#8217;homme, les premières traces de cette invention apparaissant à la préhistoire, en Grèce et en Asie mineure.<br />
Le premier modèle de la longue histoire des sextoys s&#8217;appelle l&#8217;&nbsp;&raquo;<a title="Définition de l'olisbo" href="http://www.femmesplus.fr/dico-amour/definition-Olisbos-474.html" target="_blank">olisbo</a>&laquo;&nbsp;. Généralement, les marins et les guerriers les offraient à leur femme, d&#8217;une part afin de combler leur absence, d&#8217;autre part pour se rassurer quant à leurs éventuelles infidélités.</p>
<p>Par ailleurs, ce qui est surprenant, c&#8217;est qu&#8217;il était également très souvent utilisé par les hommes. On constate dès lors une récession de la pensée qui a poussé, nous le verrons plus loin, l&#8217;opinion public à réserver cet outil de plaisir à la gente féminine. Ces sextoys préhistoriques étaient bien souvent réalisés en pierre, en jade ou en bois, à l&#8217;effigie de leurs divinités.</p>
<p>Chez les romains, l&#8217;objet est baptisé « gaude mihi » qui signifiait en latin médiéval « réjouis-moi ». C&#8217;est d&#8217;ailleurs de cette appellation que dériverait le « godemichet » utilisé de nos jours. Les matériaux évoluent au cours du temps et on peut alors les trouver en bronze, en céramique ou en ivoire. Le sextoy devient un objet d&#8217;art !</p>
<p><strong>Prémices d&#8217;Asie</strong></p>
<p>Le <a title="le Kamasutra sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%A2mas%C3%BBtra" target="_blank">Kâmasûtra</a>, le plus ancien des textes indiens, fait déjà, 3000 avant JC, l&#8217;apologie de la sexualité libérée et décomplexée. On peut alors y lire des conseils préconisant l&#8217;utilisation d&#8217;objets afin d&#8217;améliorer le rapport sexuel.</p>
<p>Un peu plus tard, les femmes chinoises s&#8217;essaient à des godes souples en mélange de gomme et de résine.</p>
<p>Au Japon, on retrouve la trace du premier sextoy au 8ème siècle, lorsqu&#8217;un amant trop âgé offre à l&#8217;impératrice Shotoku un godemichet. Cette légende reste célèbre dans l&#8217;histoire nippone.</p>
<p>Par la suite, durant le moyen-âge et jusqu&#8217;au 19ème siècle, les seigneurs japonais offrent à leur épouse une pierre enveloppée de soie, appelée « objet d&#8217;absence » afin de leur rappeler leur fidélité. L&#8217;usage déviait, bien évidemment.</p>
<p>L&#8217;objet est devenu tellement courant, qu&#8217;à <a title="l'Edo sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89poque_d%27Edo" target="_blank">l&#8217;époque Edo</a> (1603-1868), il se vendait déjà au porte à porte.</p>
<p><strong>Renaissance du godemichet</strong></p>
<p>A la <a title="la renaissance sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance_(p%C3%A9riode_historique)" target="_blank">renaissance</a>, on oublie le terme « olisbo » (pénis artificiel) et on parle alors de « passatempo » (passetemps) ou de diletto (délice), d&#8217;où vient d&#8217;ailleurs le terme « dildo » (gode en anglais). En Europe, l&#8217;objet est alors très à la mode et chaque femme se doit d&#8217;avoir cet objet chez elle. Ronsard reprochera même dans un sonnet à sa maitresse Hélène de le repousser préférant « sa main et son godemichet ».</p>
<p>C&#8217;est également à cette époque que le sextoy subit ses plus grandes évolutions. En Italie comme en France, les inventeurs s&#8217;évertuent à améliorer l&#8217;objet mais également à le rapprocher de la réalité. On voit ainsi apparaître des godes réservoirs en verre que l&#8217;on remplissait d&#8217;eau chaude.</p>
<p><strong>Epoque victorienne</strong></p>
<p>En 1869, Georges Taylor invente le premier vibromasseur à vapeur. Appelé à l&#8217;époque « vibrateur », il sert au début à calmer les douleurs musculaires. Au fil du temps, son utilisation dérive et il devient alors un remède contre l&#8217;hystérie féminine (notion vague à l&#8217;époque englobant la maladie réelle, mais également l&#8217;irritabilité et l&#8217;insatisfaction sexuelle). On passait alors l&#8217;objet sur tout le corps en insistant sur la vulve, le rituel avait pour finalité de provoquer un orgasme clitoridien et de calmer la patiente.</p>
<p>C&#8217;est en 1883, alors que cette pratique se démocratise, que le Dr Joseph Mortimer Granville invente le premier vibromasseur électro-mécanique améliorant le rendement (6 patientes à l&#8217;heure au lieu d&#8217;une seule).</p>
<p>En 1900, une équipe de médecins expose leur collection de vibromasseurs à l&#8217;Exposition Universelle de Paris.</p>
<p><strong>De 1915 à nos jours</strong></p>
<p>A partir de 1915, le sextoy va prendre deux chemins différents et bien souvent opposés.</p>
<ul>
<li>La pornographie :</li>
</ul>
<p>Avec l&#8217;avènement du cinéma, la pornographie va prendre son essor et avec elle, le public découvrira des sextoys en tout genres. Ainsi, dans le premier film du genre, « <a title="le film a free ride sur l'imdb" href="http://www.imdb.com/title/tt0218277/" target="_blank">A free Ride</a> », sorti en 1915 aux Etats Unis, on voit apparaître un godemichet. Dès lors, l&#8217;image du sextoy va s&#8217;entacher d&#8217;une réputation perverse et malsaine.</p>
<ul>
<li>Objet indispensable au foyer :</li>
</ul>
<p>Paradoxalement, même si son image se ternit peu à peu, le sextoy devient un objet incontournable du foyer moderne. On conseille aux hommes d&#8217;en acheter à leur femme afin de maintenir le bien-être du foyer. Il devient alors le 5ème objet domestique le plus courant. On l&#8217;entrevoit même dans les publicités des magazines féminins américains <em>Modern Woman</em>, <em>Needlecraft</em> (magazine sur le tricot) et dans le magazine de vente par correspondance de Sears Roebuck.</p>
<p>Le sextoy est alors un objet à deux facettes. Symbole de la perversité et des maisons closes mais aussi objet de la libération de la femme. C&#8217;est sans doute de ce paradoxe que nait aujourd&#8217;hui, un essor sans précédent pour le sextoy sous toutes ses formes. Actuellement, il est extrêmement facile de s&#8217;en procurer un. Des soirées sextoys sont organisées dans les boites de nuit et des groupes de vente à domicile apparaissent. Des distributeurs automatiques de jouets sexuels, déjà répandus aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, commencent à faire leur apparition dans les clubs échangistes ou certaines boites de nuit françaises. Des distributeurs DVD/godemichet commencent même à faire leur apparition. Le principe : vous louez un dvd (pornographique ou non), et le distributeur vous offre un sextoy que, contrairement au DVD, vous n&#8217;avez pas à rendre.</p>
<div id="fin"><strong>A lire également:</strong><br />
<a href="http://www.lebardessciences.com/tag/sexe/">Tous les articles sur le sexe.</a><br />
<em><span style="color: #999999;">Photo: Gods Coloured Dildo, Wiros, Flickr.</span></em></div>
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		<title>Que deviennent les déchets nucléaires ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 08:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Chau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Planète]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[physique]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/que-deviennent-les-dechets-nucleaires/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/centralen.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="centrale nucléaire" /></a><p><span style="color: #000000;">Article.</span> Même si la production d&#8217;énergie électrique par les centrales nucléaires est très contrôlée et sécurisée, nous ne sommes pas à l&#8217;abri d&#8217;un accident. Toutefois, le risque principal ne demeurerait-il pas plutôt dans les déchets que cette industrie produit ? <span id="more-850"></span>Où et comment sont-ils stockés <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/que-deviennent-les-dechets-nucleaires/" title="Que deviennent les déchets nucléaires ?">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong><img class="alignleft" title="centrale nucléaire" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/centralen.jpg" alt="" width="200" height="301" />Article.</strong></span> Même si la production d&#8217;énergie électrique par les centrales nucléaires est très contrôlée et sécurisée, nous ne sommes pas à l&#8217;abri d&#8217;un accident. Toutefois, le risque principal ne demeurerait-il pas plutôt dans les déchets que cette industrie produit ? <span id="more-850"></span>Où et comment sont-ils stockés ? Peut-on les détruire ? Quels sont les risques sanitaires actuels ?</p>
<p>Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de Tchernobyl explosait, libérant une quantité phénoménale de particules radioactives qui provoqueront des irradiations humaines, des malformations, des cancers et des milliers de décès&#8230; Le risque d&#8217;observer à nouveau un accident de cette ampleur est théoriquement faible grâce à la <a title="Sécurité du nucléaire" href="http://environnement.doctissimo.fr/economiser-l-energie/nucleaire/Nucleaire-quelle-securite-.html" target="_blank">sécurité renforcée des sites de production</a>. Mais une autre inquiétude perdure : que deviennent les déchets radioactifs ?</p>
<p><strong>Plusieurs sortes de déchets de l&#8217;industrie nucléaire</strong></p>
<p>L&#8217;utilisation de l&#8217;uranium dans les <a href="http://environnement.doctissimo.fr/economiser-l-energie/nucleaire/Le-nucleaire-en-France.html" target="_blank">centrales nucléaires</a>, en plus de l&#8217;énergie, produit des matières radioactives dont la dangerosité varie selon leur niveau d&#8217;activité et leur durée de vie. Plus la <a title="Définition demi-vie" href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/definition-demi-viedefinition-demi-vie/">demi-vie</a> du noyau est courte, plus il se désintégrera rapidement.</p>
<p>Mais lors de cette désintégration, il émet des rayonnements radioactifs, dangereux pour la santé. Selon la dose de rayons à laquelle <a title="Impact du nucléaire sur la santé" href="http://environnement.doctissimo.fr/economiser-l-energie/nucleaire/Nucleaire-quel-impact-sanitaire-et-ecologique-.html" target="_blank">l&#8217;homme est exposé</a>, ils peuvent entraîner des brûlures, des maladies voire la mort. De plus, l&#8217;exposition à la radioactivité a un effet mutagène qui peut provoquer des cancers ou des malformations chez les enfants à naître. Les déchets issus de l&#8217;industrie nucléaire peuvent être liquides, solides ou gazeux. Ils se caractérisent par leur activité :</p>
<ul>
<li> Très faible activité (TFA) ;</li>
</ul>
<ul>
<li> Faible activité à vie longue (FA-VL) ;</li>
</ul>
<ul>
<li> Faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) ;</li>
</ul>
<ul>
<li> Moyenne activité à vie longue (MA-VL) ;</li>
</ul>
<ul>
<li> Haute activité (HA) : les déchets HA sont les plus dangereux car essentiellement constitués des produits issus de l&#8217;irradiation des combustibles ainsi que du retraitement.</li>
</ul>
<p>Un élément à vie courte est un composant dont la demi-vie est inférieure à 30 ans. A contrario, un noyau à vie longue a une demi-vie de plus de 30 ans. Les TFA et les FMA-VC représentent 90 % du volume total de déchets produits par an et sont stockés en surface tandis que les autres font l&#8217;objet d&#8217;études, notamment sur le site de Bure dans la Meuse.</p>
<p><strong>90 % des déchets ne sont pas recyclables</strong></p>
<p>Dans la centrale, l&#8217;uranium utilisé est l&#8217;U235. Une fois irradié, il devient un produit hautement dangereux car radioactif et toxique.</p>
<p>Mais il peut être retraité et transformé en uranium U238 et en plutonium P239. Seule une faible proportion de ces produits de fission peut être réutilisée pour donner à nouveau un combustible, le Mixed Oxyde (MOX).</p>
<p>Après irradiation, le MOX contient toujours au minimum 5 % de plutonium. Le retraitement de l&#8217;uranium U238 ne permet donc pas de réduire le volume des déchets nucléaires. Au contraire, il produit du plutonium qui est hautement dangereux : il s&#8217;agit là du composant principal de la bombe nucléaire !</p>
<p>D&#8217;après Didier Anger, administrateur du réseau national <a title="Le site du réseau Sortir du Nucléaire" href="http://www.sortirdunucleaire.org/" target="_blank">Sortir du nucléaire</a> et ancien vice-président de la Commission Energie au Parlement Européen, le retraitement n&#8217;est en conséquence qu&#8217;une illusion :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le terme fait très écologique, mais il ne s&#8217;agit que d&#8217;extraire le plutonium du combustible irradié, qui est à la base de la bombe nucléaire. Les autorités disent officiellement que 3 ou 4 % des déchets ne sont pas recyclables, mais en réalité, plus de 90 % du combustible de départ ne le sont pas&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p>De plus selon lui, le retraitement produit des eaux et des gaz dangereux pour l&#8217;environnement et pour la santé.</p>
<p><strong>Le transport des déchets source d&#8217;inquiétudes</strong></p>
<p>Le transport de ces matériaux pose également des problèmes : les produits sont en transit entre les usines de retraitement, l&#8217;usine de fabrication de MOX et les centrales utilisant ce composé. &laquo;&nbsp;Les transports des combustibles irradiés par chemins de fer sont faciles à contrôler mais quelqu&#8217;un de mauvaise intention peut aisément connaître les trajets&nbsp;&raquo; confirme Didier Anger.</p>
<p>Guy Brunel, expert pour le Commissariat à l&#8217;Energie Atomique (CEA) dans la gestion des déchets ne nie pas qu&#8217;il est possible de connaître les trajets empruntés par les convois, mais il précise que</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;chaque installation nucléaire, les transports, la formation de colis, toutes ces actions concrètes doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un dossier qui doit être soumis à l&#8217;Autorité de Sureté Nucléaire (ASN). Les conteneurs en acier ont été testés avec des crash test. Ils l&#8217;ont également été aux explosifs. Ce ne sont que des conteneurs qualifiés qui vont sur la route. De plus, ils sont encadrés par la gendarmerie et des leurres sont parfois utilisés&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p><strong>Des solutions de stockage existantes mais insuffisantes</strong></p>
<p>Vu que les experts ignorent toujours comment vraiment recycler ces déchets, il est primordial de choisir un moyen de les stocker de façon sûre, le temps que ces substances deviennent inoffensives pour l&#8217;environnement et pour la santé.</p>
<p>Mais il est difficile de savoir si une technologie sera fiable à très long terme : la période radioactive du plutonium P 239 est en effet de 24 100 années, tandis que celle de l&#8217;uranium 238 est de quelques milliards d&#8217;années ! Les experts se concentrent donc sur un mode de stockage le plus sécurisé possible, en sachant qu&#8217;il ne s&#8217;agit toujours pas de la solution idéale.</p>
<p>Les déchets à vie courte et moyenne sont aujourd&#8217;hui stockés dans les centres de Soulaines et de Morvilliers, dans l&#8217;Aube. Le Centre de Stockage de la Manche (CSM) à La Hague est définitivement fermé depuis 1994, ses 527 000 m<sup>3</sup> étant pleins :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, le CSM de La Hague est saturé, fermé, recouvert et apparemment propre et sûr. Il y a même de belles pelouses. Mais le stockage a été fait dans de mauvaises conditions dans certaines zones, des flux de déchets ont été mis directement sur le sol et les rivières rejettent de l&#8217;eau tritiée, donc radioactive&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>affirme Didier Anger.</p>
<p>Les déchets à longue vie sont stockés à part en attendant qu&#8217;une méthode réversible d&#8217;enfouissement en profondeur soit mise au point.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Les déchets à haute activité sont vitrifiés, incorporés dans du verre, à une température supérieure à 1000°C, c&#8217;est la meilleure façon de piéger la radioactivité de telle manière à que l&#8217;eau ne puisse pas récupérer la radioactivité&nbsp;&raquo;,</p></blockquote>
<p>selon Guy Burnel.</p>
<p>Mais même si cette technique semble sûre, Didier Anger doute qu&#8217;elle soit dans les faits généralisée, car &laquo;&nbsp;tous les déchets à haute activité sont vitrifiables, mais pas vitrifiés.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Demain, l&#8217;enfouissement en profondeur ?</strong></p>
<p>Dans le cadre de la loi de 2006 sur les déchets nucléaires, l&#8217;<a title="Le portail de l'ANDRA" href="http://www.andra.fr/" target="_blank">Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs</a> (ANDRA) a construit un laboratoire situé à 500 mètres de profondeur à Bure afin de tester la faisabilité d&#8217;un stockage géologique profond des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue. L&#8217;ANDRA prévoit de demander en 2015 une autorisation de création d&#8217;un site de stockage, après débat public. L&#8217;enfouissement de ces déchets radioactifs devrait ensuite être mis en route vers 2025, après un vote du Parlement fixant les conditions de réversibilité.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas non plus une solution pérenne pour les associations qui estiment de manière globale que la gestion des déchets du nucléaire est trop dangereuse :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Pour l&#8217;instant, on prend beaucoup de risques pour peu de rentabilité énergétique. C&#8217;est pour ça que la filière de retraitement a été abandonnée par certains pays&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>conclut Didier Anger.</p>
<p>Les années qui viennent verront-elles la poursuite du développement du nucléaire civil en France avec comme corollaire une accumulation forcément grandissante de déchets toxiques, ou les énergies alternatives, voire l&#8217;hydrogène, le supplanteront-ils un jour ?</p>
<p><a href="http://environnement.doctissimo.fr/economiser-l-energie/nucleaire/Que-deviennent-les-dechets-nucleaires-.html"><img class="alignright" title="Logo doctissimo" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/doctissimo.jpg" alt="" width="217" height="44" /></a><em>Cet article a initialement été publié sur le site Doctissimo</em></p>
<div id="fin"><strong>A lire également:</strong>    </p>
<p><a title="Tous les articles du bar sur le nucléaire" href="http://www.lebardessciences.com/tag/nucleaire/" target="_self">Tous les articles sur le nucléaire</a></p>
<p>&laquo;&nbsp;<a title="Chernobyl Day" href="http://www.chernobyl-day.org/" target="_blank">Chernobyl Day</a>&laquo;&nbsp;, site lancé à l&#8217;occasion des Journées internationales de mobilisation contre le nucléaire du 25 et 26 avril 2009</p>
<p>Le <a title="Le site du réseau Sortir du Nucléaire" href="http://www.sortirdunucleaire.org/" target="_blank">site du réseau Sortir du Nucléaire</a></p>
<p><a title="Le site Ni Nucléaire, ni effet de serre" href="http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/" target="_blank">Ni nucléaire, ni effet de serre</a></p>
<p><strong>Sources :</strong></p>
<p>Le <a title="Site de l'ANDRA" href="http://www.andra.fr/" target="_blank">site de l&#8217;ANDRA</a>, consulté en avril 2009</p>
<p>Le <a title="Autorité de sûreté nucléaire" href="http://www.asn.fr/" target="_blank">site de l&#8217;Autorité de sûreté nucléaire</a>, consulté en avril 2009</p>
<p>Le site <a title="Le site nucléaire non merci" href="http://nucleaire-nonmerci.net/" target="_blank">Nucléaire, non merci</a>, consulté en avril 2009</p>
<p><span style="color: #c0c0c0;"><em>Photo:  <a title="La page de la photo sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/fredart/3404697834/" target="_blank">Centrale nucléaire</a>, FredArt, Flickr</em></span></div>
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