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	<title>Le Bar des sciences &#187; Enquêtes Espace</title>
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	<description>Des trucs rigolos avec un soupçon de sciences dedans</description>
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		<title>Vous aussi, participez !</title>
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		<comments>http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 11:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Hi-Tech]]></category>
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		<category><![CDATA[sciences participatives]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/"><img align="right" hspace="5" width="150" height="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2114216209_2dfaf2f3e8-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="shaking hands " title="shaking hands " /></a><p><span style="color: #000000;">Article.</span> Ca vous dirait de participer à des programmes scientifiques de grande envergure, de rejoindre des équipes de milliers d&#8217;amateurs qui aident les chercheurs dans leur travail? Et oui, c&#8217;est possible, moyennant un peu de votre temps et de votre bonne volonté évidemment. Enfilez votre blouse <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/09/sciences-participatives/" title="Vous aussi, participez !">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1177" title="shaking hands " src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2114216209_2dfaf2f3e8-300x199.jpg" alt="shaking hands " width="300" height="199" />Article.</span></strong> Ca vous dirait de participer à des programmes scientifiques de grande envergure, de rejoindre des équipes de milliers d&#8217;amateurs qui aident les chercheurs dans leur travail? Et oui, c&#8217;est possible, moyennant un peu de votre temps et de votre bonne volonté évidemment. Enfilez votre blouse blanche, le Bar des Sciences vous emmène faire un tour des programmes de sciences participatives.</p>
<p><span id="more-1172"></span>Les sciences dites participatives ne sont pas encore très développées en France, restant plutôt l&#8217;appanage des anglo-saxons ou des américains. Le principe est simple, pour accélérer un long (et parfois fastidieux) travail d&#8217;inventaire, d&#8217;observation, ou de calcul, le grand public peut être mis à contribution. La plupart du temps, les conditions d&#8217;accès sont très peu restrictives, bien sûr avoir un intérêt réel pour la discipline choisie est un plus considérable.</p>
<h3>Compter les oiseaux : le STOC</h3>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1174" title="oiseau" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/2257077649_f621467733-300x199.jpg" alt="oiseau" width="300" height="199" />C&#8217;est quoi ?</strong> Le Suivi temporel des oiseaux communs ou STOC est un programme à l&#8217;échelle européenne dont le but est de répertorier les oiseaux. Les résultats sont très utiles puisque en plus des résultats directs sur les populations de ces animaux, les scientifiques peuvent analyser la biodiversité générale d&#8217;un territoire, les oiseaux en étant de très bons indicateurs. Le principe est simple : chaque participant reçoit un carré de terrain à analyser proche de son domicile.  Il réalise l&#8217;inventaire de tous les oiseaux qu&#8217;il y voit. Les résultats sont centralisés par une équipe du Muséum national d&#8217;histoire naturelle.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Le programme est ouvert à tous, mais est réservé en priorité aux ornithologues avertis. Difficile de reconnaître un oiseau au cri ou à la façon de battre des ailes quand on n&#8217;a que peu de connaissances dans le domaine&#8230;</p>
<p><strong>Quand ?</strong> La session 2008 s&#8217;est achevée il y a peu et <a title="Les résultats du suivi temporel des oiseaux communs" href="http://www.ebcc.info/index.php?ID=375&amp;basket=99a8b434bfa2e16a9fb9f1b61f8c36b4" target="_blank">les résultats ont été publiés dans un bulletin européen.</a></p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Le site du STOC" href="http://www2.mnhn.fr/vigie-nature/spip.php?rubrique2" target="_blank">le site du STOC.</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
<tbody>
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</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Classer les galaxies : Galaxy Zoo</h3>
<div id="attachment_1175" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1175" title="Galaxie M81" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/522395769_d6b1686922-300x187.jpg" alt="Galaxie M81 (NASA)" width="300" height="187" /><p class="wp-caption-text">Galaxie M81 (NASA)</p></div>
<p><strong>C&#8217;est quoi ?</strong> Galaxy Zoo propose aux internautes passionnés d&#8217;astronomie d&#8217;aider les chercheurs à classer les galaxies selon des critères visuels. Le <em>Sloan Digital Sky Survey, </em>un programme de cartographie par téléescope<em>, </em>a réalisé une carte représentant un quart de la voûte celeste, contenant environ un million de galaxies visibles. Galaxy Zoo demande l&#8217;aide des internautes afin de les aider à les classer. Est-elle en forme de spirale, de quelle couleur, etc&#8230;sont des exemples de critères à évaluer.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Il suffit de s&#8217;inscrire sur le site et d&#8217;aimer le ciel et l&#8217;espace.</p>
<p><strong>Quand ?</strong> La première session eut lieu en 2007, mais vous pouvez encore participer à la deuxième dès aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Galaxy Zoo" href="http://www.galaxyzoo.org/" target="_blank">le site Galaxy Zoo.</a></p>
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<tbody>
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</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Compter les papillons : Papillons &amp; jardins</h3>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-1176" title="Papillon" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/249127688_a2aa8f5ff8-270x250.jpg" alt="Papillon" width="270" height="250" />C&#8217;est quoi ?</strong> Petits vicieux, il ne s&#8217;agit pas de la chasse aux papillons chère à Brassens, mais du seul programme français de sciences participatives : Papillons &amp; Jardins. Les amateurs doivent, un peu comme pour le STOC, réaliser un inventaire des papillons qui squattent dans les parcs et les jardins. Il s&#8217;agit là encore d&#8217;un très bon indice de biodiversité : les papillons représentent à eux seuls 10 % des espèces décrites par l&#8217;homme, et les jardins couvrent un million d&#8217;hectares en France soit 4 fois plus que la surface de toutes les réserves naturelles réunies, selon <a title="Le portail de Noe Conservation" href="http://www.noeconservation.org/" target="_blank">Noe Conservation</a>, à l&#8217;origine du projet.</p>
<p><strong>Pour qui ? </strong>Papillons et jardins est un programme grand public. Un fascicule destiné à bien reconnaître les papillons est fourni à chaque participant.</p>
<p><strong>Quand ?</strong> L&#8217;opération a débuté ce printemps, vous pouvez encore vous inscrire. A noter qu&#8217;un programme &laquo;&nbsp;bourdon&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;escargot&nbsp;&raquo; sontégalement disponibles, sur le même principe.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Papillons &amp; jardins" href="http://www.noeconservation.org/index2.php?rub=12&amp;srub=31&amp;ssrub=31&amp;goto=contenu&amp;titre=Papillons+%26+Jardin+et+Observatoires+de+la+Biodiversit%E9+des+Jardins" target="_blank">La page du projet papillons &amp; jardins</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
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</table>
<h3>Le repliement des protéines : Folding@Home</h3>
<div id="attachment_1173" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1173" title="une protéine décortiquée par folding@home" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/00470929-300x168.jpg" alt="une protéine décortiquée par folding@home" width="300" height="168" /><p class="wp-caption-text">une protéine décortiquée par folding@home</p></div>
<p><strong>C&#8217;est quoi ?</strong> Il s&#8217;agit d&#8217;un projet de l&#8217;université de Stanford qui consiste à mettre à contribution le plus d&#8217;ordinateurs possibles afin de comprendre la façon dont les protéines se replient (<em>to fold</em> en anglais) lorsqu&#8217;elles se forment. En effet cette forme tridimensionnelle appelée structure tertiaire, est capitale pour comprendre les différentes fonctions d&#8217;une protéine. L&#8217;algorithme mis au point par ces scientifiques évite de passer par des méthodes lentes et coûteuses, mais il faut une puissance de calcul phénoménale, partagée entre des millions d&#8217;ordinateurs. En pratique, on installe un programme sur le PC ou le Mac, puis on le laisse tourner, tout se fait automatiquement. Le nom de ce programme est inspiré du projet Seti@home, qui consistait à utiliser la puissance de nombreux ordinateurs afin de trouver des traces de vie extra-terrestre en 1996.</p>
<p><strong>Pour qui ?</strong> Toute personne possédant un ordinateur relié à internet. A noter que  les possesseurs de la Playstation 3 de Sony peuvent aussi participer, mettant ainsi à profit la formidable puissance de cette console de jeux (pour une fois, diront les mauvaises langues).</p>
<p><strong>Quand ?</strong> Le projet a débuté en 2001 et les premiers résultats ont rencontré un franc succès. Evidemment celui-ci continue et continuera encore longtemps dans les décennies à venir.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a title="Folding@home en français" href="http://folding.stanford.edu/French/Main" target="_blank">La page du projet Folding@home</a></p>
<table class="table_comptoir" border="0">
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<h3>Intéressés ?</h3>
<p>Voilà c&#8217;est la fin de notre petit tour. Tout comme internet, la scène scientifique fera-t-elle intervenir largement le grand public dans le futur? Pas si sûr, de nombreux obstacles se posent à la réalisation de ce genre de projet.</p>
<p>La bonne foi des participants peut être remise en cause. Même si ce phénomène est marginal, il faut le prendre en compte. La plupart du temps, les passionnés d&#8217;oiseaux par exemple apportent des informations capitales aux scientifiques! La probabilité de sabotage des résultats reste infime.</p>
<p>L&#8217;exactitude des renseignements est-elle vérifiée? Pas tout le temps, mais cela est aussi pris en compte par exemple le programme Galaxy zoo fait observer une même galaxie à 50 internautes différents. Difficile de contester une même observation faite par 50 personnes qui ne se sont jamais rencontrées.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion, si les sujets abordés vous plaisent, d&#8217;apporter votre pierre à l&#8217;édifice et de faire avancer la science anonymement. Mais ne sont-ce pas les héros anonymes qui sont, justement, les vrais héros?</p>
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		<title>Exoplanètes : on les voit !</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2009/06/1111/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 17:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucas Farcy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>
		<category><![CDATA[astronomie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/06/1111/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/exoplanète.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="exoplanète" /></a><p><span style="color: #000000;">Article.</span> A deux millions et demi d&#8217;années lumières de notre voie-lactée, dans la vaste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NGC_224">galaxie d&#8217;Andromède</a>, une équipe d&#8217;astronomes italiens viendrait de découvrir une planète. D&#8217;une masse six fois supérieure à celle de Jupiter, celle-ci deviendrait la première planète extragalactique ! L&#8217;occasion pour le bar <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/06/1111/" title="Exoplanètes : on les voit !">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="exoplanète" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/exoplanète.jpg" alt="" width="200" height="160" /><strong><span style="color: #000000;">Article.</span></strong> A deux millions et demi d&#8217;années lumières de notre voie-lactée, dans la vaste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NGC_224">galaxie d&#8217;Andromède</a>, une équipe d&#8217;astronomes italiens viendrait de découvrir une planète. D&#8217;une masse six fois supérieure à celle de Jupiter, celle-ci deviendrait la première planète extragalactique ! L&#8217;occasion pour le bar des sciences de revenir sur une autre grande première : la première photo d&#8217;une exoplanète.<span id="more-1111"></span></p>
<p>Les astronomes l&#8217;attendaient impatiemment: la photo d&#8217;une planète qui gravite autour d&#8217;une autre étoile que le Soleil. Depuis 1995, les quelques 300 exoplanètes découvertes l&#8217;étaient de manière indirecte, souvent par analyse de leur influence gravitationnelle.</p>
<p>Cette fois, on les voit. Pour cette grande première, quatre planètes ont été révélées par deux équipes de chercheurs. Paul Kalas astronome à l&#8217;université de Californie annonce avoir photographié avec son équipe une planète dans le domaine visible avec le télescope spatial Hubble.</p>
<p>Fomalhaut b est située à 25 années-lumière de la Terre dans la constellation du poisson austral. Cette planète possèderait de gigantesques anneaux la rendant très lumineuse et donc observable. Une sorte de Saturne géante trois fois plus massive que Jupiter, gravitant à 115 unités astronomiques de son étoile, Fomalhaut.</p>
<p>Parallèlement, Christian Marois de l&#8217;institut Herzberg d&#8217;Astrophysique (IHA) au Canada et son équipe, déclarent avoir pris en photo trois planètes gravitant autour de l&#8217;étoile HR8799, située à 140 années-lumière dans la constellation de Pégase.</p>
<p>Grâce au système d&#8217;optique adaptative qui réduit les perturbations atmosphériques appliqué aux deux telescopes hawaïens Gemini et Keck, l&#8217;équipe a obtenu une image dans l&#8217;infrarouge très détaillée de HR8799. Les trois planètes dévoilées auraient des masses sept à dix fois plus importantes que celle de Jupiter.</p>
<blockquote><p>Cette découverte confirme que nos efforts depuis une décennie n&#8217;ont pas été vains</p></blockquote>
<p>analyse René Doyon, astrophysicien à l&#8217;université de Montréal et codécouvreur du système planétaire.</p>
<p>En effet, il n&#8217;y a dorénavant plus de doutes: les exoplanètes existent et elles sont photographiables! Pour réaliser ces clichés, les deux équipes ont développé des techniques permettant de ne pas être ébloui par l&#8217;énorme différence de luminosité qui existe entre une planète et son étoile hôte.</p>
<p>De nouveaux instruments devraient bientôt voir le jour et permettre de prendre d&#8217;autres photos d&#8217;exoplanètes. L&#8217;IHA devrait mettre en place en 2011 le Gemini Planet Imager (GPI). «<em>Il sera 100 fois plus puissant que nos performances actuelles et permettra de découvrir encore plus de planètes</em> » pronostique René Doyon. Le successeur du télescope Hubble, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NGST">James Webb Space Telescope</a> (JWST), permettra sans doutes lui aussi de révéler d&#8217;autres planètes. En attendant que leurs technologies respectives soient opérationnelles, les deux équipes revendiquent la première photo d&#8217;exoplanète. René Doyon émet d&#8217;ailleurs des réserves sur la fiabilité des résultats annoncés par Paul Kalas:</p>
<blockquote><p>Il est étrange que l&#8217;émission infrarouge de Fomalhaut b n&#8217;ait pas encore été détectée. On ne peut exclure qu&#8217;elle ne soit pas une planète mais une sorte de nuage de poussière</p></blockquote>
<p>Jalousie ou vrai doute, la NASA fait en tous cas son possible pour confirmer la découverte de son protégé Hubble, et annonce procéder à des analyses dans l&#8217;infrarouge de Fomalhaut. La course aux photos de planètes extrasolaires s&#8217;annonce rude.</p>
<p>Une équipe française semble d&#8217;ailleurs avoir trouvé une autre planète grâce à des clichés du VLT. Quoi qu&#8217;il en soit, ces découvertes offrent de belles perspectives, puisque les astronomes pourront dorénavant analyser en détail la composition des exoplanètes et de leur atmosphère.</p>
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		<title>Les étoiles en danger</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2009/05/les-etoiles-en-danger/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 13:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Chau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Planète]]></category>
		<category><![CDATA[astronomie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lebardessciences.com/?p=920</guid>
		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/les-etoiles-en-danger/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/pollution.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Pollution lumineuse" /></a><p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Article.</span> La pollution lumineuse est un réel problème qui inquiète malheureusement peu. Les gaz à effet de serre et le changement climatique sont des sujets qui intéressent davantage car jugés bien plus graves. <span id="more-920"></span>Pourtant, la lumière artificielle omniprésente modifie les <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/05/les-etoiles-en-danger/" title="Les étoiles en danger">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="Pollution lumineuse" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/pollution.jpg" alt="" width="200" height="150" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Article.</strong></span> La pollution lumineuse est un réel problème qui inquiète malheureusement peu. Les gaz à effet de serre et le changement climatique sont des sujets qui intéressent davantage car jugés bien plus graves. <span id="more-920"></span>Pourtant, la lumière artificielle omniprésente modifie les écosystèmes à tous les niveaux. Le parlement vient de légiférer cette nuisance, afin de protéger nos nuits et enfin voir réapparaitre les étoiles.</p>
<p>Bientôt les petits n&#8217;auront plus peur du noir. Et pour cause, il ne fait quasiment plus nuit dans nos métropoles. La <a href="http://www.cidehom.com/dictionnaire.php?_d_id=57" target="_blank">voie lactée</a> disparaît du ciel de nos villes où elle est réduite à une vingtaine d&#8217;étoiles seulement contre environ 2000 en campagne. Les réverbères des voies de circulation, les panneaux publicitaires et autres néons nuisent à l&#8217;obscurité. Leur lumière qui n&#8217;est pas dirigée, donc trop diffuse, empêche une bonne observation des astres. Ainsi remarque-t-on des halos jaunes autour des agglomérations qui cachent 90% des étoiles.</p>
<table class="table_left" border="1" width="50%" bordercolor="red">
<caption> </caption>
<tbody>
<tr>
<td><strong><span style="text-decoration: underline;">Des évolutions prochaines :</span></strong>  </p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">C&#8217;est désormais au tour du projet de loi Grenelle 2 dit « transition environnementale » d&#8217;être examiné par les parlementaires au premier trimestre 2009. Ce texte précise les modalités concrètes d&#8217;application du Grenelle 1. Il va donc falloir s&#8217;habituer à voir s&#8217;éteindre nos villes lumières. L&#8217;ONU a décrété que cette année serait <a href="http://www.astronomy2009.fr/">celle de l&#8217;astronomie</a>, pour célébrer le quatrième centenaire de l&#8217;utilisation de la lunette astronomique de Galilée. Une année idéale pour faire à nouveau scintiller nos nuits, pour le plus grand bonheur de tous, astronomes ou simples contemplateurs de la voûte céleste.</span></strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;article 36 de la<a href="http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/spip.php?article1006" target="_blank"> loi Grenelle 1</a> adoptée par l&#8217;Assemblée Nationale fin octobre 2008, prévoit de lutter contre cette pollution. Le secrétaire d&#8217;Etat à l&#8217;Ecologie Nathalie Kosciusko Morizet est à l&#8217;origine de ce projet de loi et en précise l&#8217;enjeu : « Il ne s&#8217;agit pas forcément d&#8217;éclairer moins mais déjà d&#8217;éclairer mieux ». De plus, cela peut représenter de réelles économies énergétiques. Il suffit pour cela d&#8217;agir sur la puissance, l&#8217;orientation et les horaires d&#8217;utilisation.</p>
<p><strong>Une pollution en augmentation</strong></p>
<p>Selon l&#8217;<a href="http://www.astrosurf.com/anpcn/pollution/astronomie/atlas/" target="_blank">Atlas mondial de la clarté artificielle du ciel nocturne</a> créé par l&#8217;astronome Cinzano en 2001, les halos jaunes entourant les villes augmentent de 5%  par an en Europe et 20% de la surface du globe est touchée par la pollution lumineuse. Ainsi, l&#8217;<a href="http://www.obspm.fr/" target="_blank">Observatoire de Meudon</a>, bâti en 1876 sur ce site reconnu notamment pour la noirceur de ses nuits, est maintenant condamné à des conditions d&#8217;étude désastreuses.</p>
<p>Les astronomes pouvaient par le passé examiner les astres grâce à l&#8217;obscurité quasiment totale. Aujourd&#8217;hui, le bâtiment est baigné dans un halo jaune dû à l&#8217;éclairage de Paris.<br />
Il en est de même pour l&#8217;Observatoire du pic du Midi. L&#8217;astrophysicien Sébastien Vauclair, souhaite en faire un symbole et projette d&#8217;ouvrir en juin 2009 une « réserve internationale de ciel étoilé ». Il existe déjà de telles réserves : au Québec, sur le Mont-Mégantic, un périmètre de 5500 km<sup>2</sup> a été créé autour de l&#8217;observatoire, où l&#8217;on peut désormais contempler la voûte céleste dans des conditions comparables à celles d&#8217;il y a trente ans. La pollution lumineuse a ainsi été réduite d&#8217;environ un quart.</p>
<p>De plus, les impacts écologiques et même sanitaires d&#8217;une telle intensité sont démontrés à tous les niveaux des écosystèmes. Les oiseaux n&#8217;ont plus de repères lors de la migration, les insectes sont désorientés et n&#8217;assurent plus la pollinisation. La capacité à la reproduction est également touchée. La flore n&#8217;est pas épargnée : la croissance des plantes ainsi que la floraison sont modifiées par un environnement trop lumineux.<br />
Quant à l&#8217;homme, une exposition excessive diminue la production de mélatonine, hormone du sommeil qui freine le vieillissement, les tumeurs et stabilise la tension. Des études ont démontré qu&#8217;il y a également une incidence sur le risque de développer un cancer du sein. Ainsi, pour réduire ces conséquences, la loi votée le 21 octobre 2008, prévoit de donner aux pouvoirs locaux les moyens de « prévenir, supprimer ou limiter » les émissions lumineuses nuisibles.<br />
L&#8217;article 36 du Grenelle 1 prévoit de lutter également contre la nuisance sonore. Les plus gros « points noirs du bruit » seront inventoriés et devront être résorbés dans un délai maximal de sept ans, avec l&#8217;aide du gouvernement qui collaborera avec les collectivités territoriales et les opérateurs des transports ferroviaires, routiers et aériens.</p>
<p><strong>Des solutions doublement avantageuses</strong></p>
<p>L&#8217;apparition de cette pollution lumineuse n&#8217;est pourtant pas si récente. Dès 1830, le responsable de l&#8217;éclairage de Paris allumait un réverbère sur deux les nuits de clair de lune pour économiser l&#8217;énergie. En 1988, l&#8217;UNESCO consacre dans la « déclaration des droits pour les générations futures » un volet spécifique à la conservation du ciel et de sa pureté. Cela fait donc une vingtaine d&#8217;années que les astronomes tirent la sonnette d&#8217;alarme et tente de sensibiliser les dirigeants à ce problème. Mais la prise de conscience n&#8217;a eu lieu qu&#8217;en 1990.</p>
<table class="table_right" border="1" width="50%" bordercolor="red">
<caption> </caption>
<tbody>
<tr>
<td>De nombreux pays ont déjà réglementé la pollution lumineuse : l&#8217;<a href="http://www.darksky.org/mc/page.do">International Dark-Sky Association</a> a obtenu dès 1986, que certains états tels l&#8217;Arizona, le Nouveau-Mexique ou encore le Texas suppriment leurs éclairages parasites. Trois régions de l&#8217;Italie ont suivi l&#8217;exemple : la Vénétie en 1997, le Val d&#8217;Aoste en 1998 et la Lombardie en 2000. Le Chili et la République Tchèque, et plus récemment l&#8217;Angleterre et la Belgique, sont les pionniers en ce qui concerne la législation.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Greenlight est le premier projet, lancé en 2000 par la direction de l&#8217;énergie et des transports de la Commission Européenne pour promouvoir des systèmes d&#8217;éclairage performants dans le secteur tertiaire et les espaces extérieurs. Pour cela, quelques solutions sont envisageables : remplacer les lampes à vapeur de mercure. Ces lampadaires à grosses boules, symboles des villes lumière des années 1970, représenteraient à eux seuls une économie énergétique de 40%. Il suffit pour cela de les substituer par des systèmes moins énergivores tels les ampoules à basse consommation, des minuteries ou des détecteurs de mouvements.<br />
Cela permettrait de réduire la production annuelle de CO2 de 30% soit l&#8217;équivalent de 185 000 tonnes, d&#8217;après les études de l&#8217;<a href="http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&amp;m=3&amp;cid=96">ADEME</a> (Agence De l&#8217;Environnement et de la Maitrise de l&#8217;Energie). Les solutions envisageables allient donc économie d&#8217;énergie c&#8217;est-à-dire des éclairages à moindre coût, et réduction de la pollution. Surtout lorsque l&#8217;on sait que les éclairages publics représentent environ 48% de la facture énergétique des communes et sont responsables de 4% des émissions totales de gaz à effet de serre en France.</p>
<div id="fin">
<p>
<strong>A lire également :</strong><br />
<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/04/appelez-pour-la-lumiere/">Un éclairage public sur commande</a><br />
<a href="http://www.lebardessciences.com/category/enquetes/enquete-espace/">Toutes les enquêtes espace</a>   </p>
<p><span style="color: #c0c0c0;"><em>Photo : J&#8217;ai Choisy de nuit, menfes qeddus, flickr</em></span></div>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;éclipse du siècle : 22 juillet 2009</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2009/04/leclipse-du-siecle-22-juillet-2009/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 00:24:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucas Farcy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>
		<category><![CDATA[astronomie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/04/leclipse-du-siecle-22-juillet-2009/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/eclipse.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="eclipse" title="eclipse" /></a><p></p>
2009 est décidément bien choisie pour être <a title="AMA 2009" href="http://www.astronomy2009.fr/">l&#8217;année mondiale de l&#8217;astronomie</a>, puisque c&#8217;est en juillet prochain qu&#8217;aura lieu <a title="eclipse solaire totale en juillet" href="http://www.chasseursdeclipses.com/comparatif.html">la plus longue éclipse du XXIème siècle</a>, avec près de sept minutes d&#8217;obscurité en pleine journée ! Le Soleil a rendez <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/04/leclipse-du-siecle-22-juillet-2009/" title="L&#8217;éclipse du siècle : 22 juillet 2009">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-89 alignleft" title="eclipse" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/eclipse.jpg" alt="eclipse" width="150" height="150" /></p>
<div style="line-height: 1.5em; text-align: justify;">2009 est décidément bien choisie pour être <a title="AMA 2009" href="http://www.astronomy2009.fr/">l&#8217;année mondiale de l&#8217;astronomie</a>, puisque c&#8217;est en juillet prochain qu&#8217;aura lieu <a title="eclipse solaire totale en juillet" href="http://www.chasseursdeclipses.com/comparatif.html">la plus longue éclipse du XXIème siècle</a>, avec près de sept minutes d&#8217;obscurité en pleine journée ! Le Soleil a rendez vous avec la Lune le 22 juillet dans le ciel asiatique pour le plaisir des yeux de millions de Terriens. L&#8217;occasion de profiter de l&#8217;incroyable spectacle offert par une éclipse tout en découvrant la culture asiatique et les somptueux paysages de l&#8217;Orient.</div>
<div style="line-height: 1.5em; text-align: justify;"><span id="more-88"></span>La plus longue éclipse que vous pourrez voir au cours de votre vie a lieu cette année. Malheureusement pour nous autres Européens, celle-ci n&#8217;est pas visible depuis le vieux continent. C&#8217;est en Asie que les conditions seront optimales pour apprécier cette éclipse qui durera 6 minutes et 39 secondes à son maximum. Une éternité comparée à celle du 11 Aout 1999 qui plongea le nord de la France dans le noir pendant « seulement » 2 minutes. Alors pourquoi ne profiteriez-vous pas de cette occasion pour aller découvrir l&#8217;Inde, la Chine ou le Japon ? Certes ce petit plaisir astronomique n&#8217;est pas offert à toutes les bourses, mais il faut savoir profiter des opportunités : jamais plus vous ne pourrez apprécier une éclipse aussi longue. Si vous préférez patienter pour la prochaine visible depuis votre jardin, l&#8217;attente sera longue puisque ce ne sera pas avant 2081 ! Il faut se rendre à l&#8217;évidence, les Français qui voudront observer ce phénomène le feront à l&#8217;étranger.</div>
<div style="line-height: 1.5em; text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Quitte à voyager, autant que se soit donc pour une éclipse qui en vaille la peine comme celle du 22 juillet prochain. Si profiter des 6 minutes 39 secondes de totalité reste difficile, le maximum de l&#8217;éclipse étant situé en plein océan pacifique à 260 km des côtes du continent asiatique, il sera aisé de voir la lune occulter le soleil pendant plus de 5 minutes. Le meilleur endroit pour apprécier le spectacle sera l&#8217;ile japonaise de Ishinomura-Kitaio : 6 minutes et 35 secondes de totalité et des conditions météorologiques sans doutes très favorables. Malheureusement, l&#8217;îlot est difficile d&#8217;accès car totalement inhabité et situé à plus de 1000km des côtes japonaises. <a href="http://www.eclipse-city.com/">L&#8217;agence de voyage Eclipse city</a> propose des expéditions sur Ishinomura-Kitaio en passant par l&#8217;île d&#8217;Iwo Jima. L&#8217;occasion de découvrir un des hauts lieux historiques de la seconde guerre mondiale. Les chasseurs d&#8217;éclipses les plus fortunés pourront ainsi assister en première loge au spectacle pour quelques 4000€. Les autres pourront se rabattre sur des destinations moins exotiques mais tout aussi intéressantes. Le principal souci sera d&#8217;ordre climatique : en cette période estivale, c&#8217;est la mousson en Asie. Difficile de profiter de l&#8217;événement sous la pluie. Ainsi, si la Terre est plongée dans l&#8217;ombre en Inde et en Chine, ceux qui seront présents là bas risquent d&#8217;être déçus de voir des nuages remplis de pluie plutôt qu&#8217;une belle couronne solaire.</p>
<table class="table_left" border="1" width="50%" bordercolor="red">
<caption> </caption>
<tbody>
<tr>
<td><span style="text-decoration: underline;"><strong>Où aller apprécier l&#8217;éclipse cet été : </strong></span></p>
<p>L&#8217;éclipse du 22 juillet sera visible depuis de nombreuses régions. Petite sélection de lieux intéressants à découvrir tout en assistant à l&#8217;événement :</p>
<ul>
<li> La ville de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A2r%C3%A2nas%C3%AE">Vârânasî</a> en Inde, haut lieu de l&#8217;hindouisme, sera plongée dans l&#8217;obscurité durant près de 4 minutes. Billets d&#8217;avions à partir de 1500€ aller-retour.</li>
</ul>
<ul>
<li> En Chine à <a title="la ville de Cheng Du sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chengdu">Cheng-Du</a>, grande métropole de 10 millions d&#8217;habitants réputée pour ses thés, l&#8217;éclipse durera 5 minutes. Billets d&#8217;avion à partir de 900€ aller-retour.</li>
</ul>
<ul>
<li> <a title="Shangai sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shanghai">Shangaï</a>, « la perle d&#8217;Orient » et ses 20 millions d&#8217;habitants, apprécieront le spectacle pendant près de 6 minutes. La ville la plus peuplée de Chine semble offrir le meilleur rapport « qualité-prix » pour aller voir cette éclipse. Billets d&#8217;avion à partir de 700€ aller-retour.</li>
</ul>
<ul>
<li> Les îles japonaises d&#8217;<a title="iwo jima sur wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Iwo_Jima">Iwo Jima</a> et de Ishinomura-Kitaio restent les meilleurs endroits ou se rendre avec une durée d&#8217;obscurité proche de la durée maximale. Les prix pour s&#8217;y rendre sont en revanche dissuasifs, puisqu&#8217;il faut compter 4000€.</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, même sous les nuages, la stupeur provoquée par le passage d&#8217;une éclipse vaut toujours la peine de se déplacer. La nuit qui tombe brusquement, le froid qui s&#8217;abat sur tous en un éclair, les oiseaux qui se remettent à chanter quand la lumière réapparait, autant de petits détails qui font d&#8217;une éclipse l&#8217;un des plus beaux spectacle que nous offre la nature. Pour celle du 22 juillet, plus vous irez à l&#8217;Est sur le continent asiatique, plus vous en profiterez : 3 minutes et 30 secondes d&#8217;obscurité sur la côte ouest de l&#8217;Inde, et près de 6 minutes à Shanghai, soit des durées exceptionnellement longues. Il existe en effet de grandes variations de temps d&#8217;une éclipse à l&#8217;autre. Cela s&#8217;explique par le fait que la distance qui sépare la Terre de la Lune n&#8217;est pas parfaitement constante. Elle oscille entre 357 300km et 407 100km. Ainsi, quand la Lune est loin de la Terre, son diamètre apparent est tellement petit qu&#8217;il ne cache pas entièrement le Soleil au moment des éclipses. Les bords du Soleil sont toujours visibles derrière la Lune et on parle d&#8217;éclipse annulaire. Par contre, lorsque la lune est au plus près de la Terre, son diamètre apparent est plus grand et elle cache totalement le Soleil. La durée maximale d&#8217;une éclipse est de 7 minutes et demi, le phénomène se produisant si l&#8217;alignement a lieu au moment où la Lune est au plus près de la Terre. Ainsi, le 11 Aout 1999, la Lune était située à 373 000 km de la Terre ce qui engendra une éclipse de 2 minutes et 23 secondes au maximum, tandis que le 22 Juillet 2009, la lune sera située à 400 000km, provoquant 6 minutes et 39 secondes d&#8217;obscurité. Trois fois la durée de la dernière éclipse française, ce sera grandiose ! Alors foncez dès maintenant réserver vos billets d&#8217;avions, l&#8217;été 2009 sera asiatique. Et on ne le dira jamais assez, protégez vous les yeux avec des <a title="lunettes eclipse" href="http://www.eclipse-glasses.com/">lunettes adaptées pour observer le Soleil</a> en toute sécurité.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/trajet-eclipse.gif" alt="" width="500" height="400" /><p class="wp-caption-text">Visibilité de l&#39;éclipse en Asie</p></div>
<table class="table_center" style="height: 190px;" border="1" width="100%" bordercolor="red">
<tbody>
<tr>
<td><strong><span style="text-decoration: underline;">Les éclipses, outils de calculs astronomiques indéniables :</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Les éclipses ne sont pas seulement belles et impressionnantes. Au cours de l&#8217;histoire, certaines ont permis aux scientifiques d&#8217;effectuer différents calculs. Ainsi en 1919, Einstein confirme sa <a title="Théorie de la relativité générale sur futura-sciences" href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/physique/d/relativite-generale-comment-lespace-temps-devint-dynamique_510/c3/221/p1/">théorie de la relativité générale</a> grâce à une éclipse visible dans le golfe de Guinée. Une étoile toute proche du Soleil au moment de l&#8217;éclipse, est détectée par des astronomes à un autre endroit que celui où elle devrait être. La masse importante du Soleil a dévié les rayons lumineux provenant de l&#8217;étoile, confirmant les prédictions d&#8217;Einstein. Aujourd&#8217;hui encore, les éclipses fournissent de précieux renseignements aux physiciens qui peuvent étudier la composition de la couronne solaire ou encore l&#8217;action du champ gravitationnel solaire sur les rayons lumineux.</span></strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>A lire également :</strong></p>
<p><a href="http://www.lebardessciences.com/category/articles/enquete-espace/">Les articles sur l&#8217;espace du bar des sciences</a></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lebardessciences.com/2009/04/leclipse-du-siecle-22-juillet-2009/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ascenseur spatial est-il en panne ?</title>
		<link>http://www.lebardessciences.com/2009/04/ascenseur-spatial/</link>
		<comments>http://www.lebardessciences.com/2009/04/ascenseur-spatial/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 14:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Goubet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes Espace]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.lebardessciences.com/2009/04/ascenseur-spatial/"><img align="right" hspace="5" width="150" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/ascenseur-spatial.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="" /></a><p></p>
Entrer dans une cabine d&#8217;ascenseur, et d&#8217;une seule pression sur un bouton, s&#8217;élever pour l&#8217;espace&#8230; Une idée qui fait rire? En tout cas pas pour les agences spatiales. Revenu sur le devant de la scène dans les années 90 grâce aux nanotechnologies, ce programme semble pourtant piétiner tant <b> <a href="http://www.lebardessciences.com/2009/04/ascenseur-spatial/" title="L&#8217;ascenseur spatial est-il en panne ?">(Lire la suite)</a></b>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.lebardessciences.com/wp-content/uploads/ascenseur-spatial.jpg" alt="" width="180" height="180" /></p>
<div style="line-height: 1.5em; text-align: justify;">Entrer dans une cabine d&#8217;ascenseur, et d&#8217;une seule pression sur un bouton, s&#8217;élever pour l&#8217;espace&#8230; Une idée qui fait rire? En tout cas pas pour les agences spatiales. Revenu sur le devant de la scène dans les années 90 grâce aux nanotechnologies, ce programme semble pourtant piétiner tant les obstacles sont nombreux. Ce qui n&#8217;empêche pas les agences spatiales de continuer à travailler d&#8217; arrache-pied. Le point sur cette construction cyclopéenne qui ferait rougir de honte les plus grands pharaons.</p>
<p>Las Cruces, Nouveau Mexique. Sous un soleil de plomb, une centaine de personnes assiste, intriguée, à l&#8217;élongation d&#8217;un fin câble par une machine. Tonnerre d&#8217;applaudissements lorsque celui-ci vient à casser. Des fous échappés d&#8217;un asile? Pas du tout, ces gens viennent d&#8217;assister au nouveau record du <em>Tether Challenge</em>, un concours organisé par la <a href="http://www.nasa.gov/">NASA</a> et <a href="http://www.spaceward.org/"><em>Spaceward Foundation</em></a>. Les participants doivent construire un câble le plus résistant possible, la NASA offrant deux millions de dollars au gagnant. De quoi se souvenir de 2009, l&#8217;année mondiale de l&#8217;astronomie, toute sa vie&#8230;Il faut dire que l&#8217;agence a tout à gagner dans cette affaire: obtenir un câble supra-résistant, élément clé de l&#8217;ascenseur spatial.</p>
<p>Mais revenons sur les avantages de cette construction par rapport à un lancement classique. Tout d&#8217;abord le coût de mise en orbite de charges est considérablement réduit: 48 $/Kg contre 22 000 $/Kg sur une fusée. Intéressant&#8230;sans compter les deux millions de litres de carburant consommés par une fusée pour quitter l&#8217;orbite terrestre, l&#8217;ascenseur étant alimenté en électricité grâce à des lasers terrestres.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas tout: il pourrait ramener sur Terre les déchets spatiaux, problème épineux toujours non résolu. Enfin, le challenge est de taille pour les agences spatiales: la première nation qui réussirait un tel exploit s&#8217;assurerait d&#8217;un contrôle économique, politique, et psychologique très durable dans le domaine spatial. Outre le <em>Tether Challenge</em>, la <a href="http://www.jaxa.jp/index_e.html">JAXA</a> a organisé sa <a href="http://www.spaceelevatorconference.org/"><em>Space Elevator Association Conference</em></a> en novembre dernier, et l<a href="http://www.esa.int/esaCP/France.html">&#8216;ESA</a> l&#8217;<a href="http://"><em>Eurospaceward</em> </a>début décembre.</p>
<p>Les industriels ne sont pas en reste, des groupes comme <em>LiftPort</em> existent depuis 2003 et planchent sur ce projet. Les cerveaux s&#8217;activent, les industriels se préparent, mais les obstacles à ce genre de projet sont légion. Tant est si bien que le nombre de concurrents au <em>Tether Challenge</em> décroît d&#8217;année en année, et que la NASA se voit forcée d&#8217;offrir un plus gros chèque à l&#8217;éventuel gagnant, pour attirer plus de participants. Pour Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA et enseignant à Polytechnique, il est compréhensible que les équipes se découragent :</p>
<blockquote><p>« La fabrication du grimpeur n&#8217;est pas si facile vu les performances des prototypes présentés. Il est possible que ceux qui y ont participé jettent l&#8217;éponge, mais aussi que l&#8217;investissement soit trop coûteux pour participer à un challenge dont l&#8217;objectif est encore lointain. »</p></blockquote>
<h3>Une construction titanesque</h3>
<p>Le système doit évidemment rester en équilibre, pour cela il faut un câble dont le centre est situé au niveau de l&#8217;orbite géostationnaire, soit 35 786 Km. La partie inférieure tire l&#8217;ensemble vers la Terre alors que la partie supérieure a tendance à tirer vers le haut; l&#8217;ensemble est ainsi mis en tension. Ce qui nous donne une longueur totale de &#8230; 72 000 km, soit un quart de la distance Terre &#8211; Lune, ou six fois le diamètre de la Terre! Comment dès lors construire un câble suffisamment long et résistant à la fois?</p>
<p>L&#8217;idée semblait abandonnée jusqu&#8217;en 1991, année d&#8217;apparition des nanotubes de carbone. Ces constructions cylindriques de carbone, 10 000 fois plus fines qu&#8217;un cheveu et 100 fois plus résistantes que l&#8217;acier, ont amené les grandes agences spatiales mondiales à se pencher une nouvelle fois sur la question. Et si c&#8217;était tout bonnement à portée de main? Le projet le plus abouti est celui de Bradley Edward, de la fondation californienne de recherche <em>Eureka Scientific</em>. Il mise sur la construction d&#8217;un nanotube immense d&#8217;environ 90 000 Km de haut, un mètre de large, et aussi fin qu&#8217;une feuille de papier. Sa finesse doit toutefois lui permettre de supporter une tension de 63 Gpa, soit l&#8217;équivalent d&#8217;un tir à la corde de 100 000 personnes de chaque côté!</p>
<h3>Des écueils insurmontables?</h3>
<p>Individuellement, un nanotube de carbone peut endurer une tension de 100 Gpa, capacité alléchante.</p>
<table class="table_left" border="1" width="50%" bordercolor="red">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Une histoire pas si récente</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le concept d&#8217;ascenseur spatial ne date pas d&#8217;hier. En 1895, Konstantin Tsiolkovski, père de l&#8217;astronautique russe, imagine une tour de 36000 km de haut, sur le modèle de la Tour Eiffel, fraichement achevée. Presque un siècle plus tard, en 1979, Arthur C. Clarke publie Les fontaines du Paradis, roman dans lequel il présente au grand public cette idée un peu farfelue: à partir d&#8217;une station spatiale en orbite, l&#8217;homme construit un câble qu&#8217;il ancre sur Terre, et un autre qui part en direction opposée pour maintenir l&#8217;équilibre. Clarke déclara &laquo;&nbsp;l&#8217;ascenseur spatial sera opérationnel 50 ans après que vous ayez fini de rire de lui&nbsp;&raquo;. Les nanotubes étant découverts depuis presque 20 ans, on imagine mal l&#8217;inauguration dans 30 ans&#8230; L&#8217;avènement de l&#8217;«ère nano» a surement provoqué un engouement trop important, mais qui ne remet pas en cause la légitimité de ce programme.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mais si il vient à manquer un seul atome de carbone, sa résistance chute de 30%. Des études de résistance de nano-matériaux ont récemment prouvé qu&#8217;il manquait en moyenne un atome de carbone tous les &#8230; quatre micromètres! Nicolas Pugno de l&#8217;Ecole Polytechnique de Turin, spécialiste des assemblages de nanotubes, publie un modèle dans un article paru en 2006 dans la revue Journal of Physics. Selon ses résultats, un tube ne peut résister qu&#8217;à 30 Gpa, et cela sans compter l&#8217;érosion due à l&#8217;oxygène. Inenvisageable, dans ces conditions, de construire un tel ascenseur. Roland Lehoucq renchérit :</p>
<blockquote><p>« Les nanotubes sont très prometteurs mais il faut faire un monofilament sans défaut ET de la bonne longueur. Pour l&#8217;instant la structure n&#8217;est pas régulière sur les quelques centimètres de longueur que nous sommes capables de fabriquer&#8230; »</p></blockquote>
<p>La structure même n&#8217;est pas le seul problème montré du doigt. Les risques de collisions avec des micro météorites sont importants, leurs conséquences seraient désastreuses, même si certains chercheurs pensent améliorer sa résistance en modifiant sa forme.</p>
<p>Problèmes de structure, de résistance, comme si cela ne suffisait pas, la stabilité va venir taquiner les concepteurs. Comment garder l&#8217;ascenseur parfaitement stable? Si la répartition de part et d&#8217;autre de l&#8217;orbite géosynchrone fonctionne bel et bien, elle suppose une absence de forces externes, telles que les forces de marées. Ces accélérations gravitationnelles compriment les objets dans une direction, et les dilatent dans l&#8217;autre, ce qui aurait pour conséquences des ondulations dangereuses du câble, surtout si une résonance était atteinte, auquel cas il se briserait purement et simplement.</p>
<p>A ce propos, l&#8217;astronome Tchèque Lubos Perek, du <em>Czech Academy of Sciences&#8217; Astronomical Institute</em>, pense même que des propulseurs seraient nécessaires à la stabilisation de l&#8217;édifice. Les choses se compliquent: la structure est alourdie, et le réapprovisionnement des propulseurs doit être envisagé, sans compter leur entretien. Serait-ce la fin de l&#8217;aventure? A priori non, ces questions de stabilité sont encore débattues aujourd&#8217;hui et beaucoup de scientifiques ne partagent pas l&#8217;avis de Lubos Perek.</p>
<p>Quoi que l&#8217;on en pense, l&#8217;ascenseur spatial ne laisse pas indifférent. Pour de simples visiteurs, grande est la tentation de voir la Terre depuis l&#8217;espace. Pour les professionnels, pouvoir hisser et ramener des charges à loisir, et à moindre frais, est synonyme de croissance exponentielle. Les enjeux sont trop grands pour l&#8217;abandonner, même si les obstacles sont légion, une question cruciale demeure: aura-t-on droit à une lancinante musique d&#8217;ascenseur une fois à l&#8217;intérieur?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>A lire également :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lebardessciences.com/category/articles/enquete-espace/">Les articles sur l&#8217;espace du bar des sciences</a></p>
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