Vie extraterrestre : où et quoi chercher ?

Comptoir

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Comptoir. Quand ils parlent de la recherche de vie extraterrestre, les scientifiques donnent souvent l’impression de ne chercher que des formes de vie et des planètes semblables à ce que nous connaissons sur Terre. Mais pourquoi cet apparent manque d’imagination ?

Commençons par une évidence : quand on cherche quelque chose, il est préférable de savoir quoi… Or, comme la physique avec le Temps, la biologie ne possède pas de définition universelle et acceptée par tous de la Vie. L’exobiologie, l’étude de la vie extraterrestre, se base donc sur nos connaissances de la Vie sur Terre afin d’orienter ses recherches dans l’espace infini. Elle définit ainsi des caractéristiques lui indiquant, en gros, quoi chercher et où chercher.

On sait que toutes les formes de vie terrestres reposent sur la chimie du carbone dans l’eau liquide. Toutes les briques élémentaires constituant les organismes vivants (acides aminés, bases azotées, glucides et lipides) sont des molécules basées sur le carbone. Et leurs interactions chimiques dans l’eau, un solvant aux propriétés uniques, sont à l’origine même de la vie telle que nous connaissons.

Des expériences ont été menées pour déterminer si des formes de vie basées sur d’autres éléments que le carbone dans d’autres liquides que l’eau étaient possibles. Mais cette combinaison semble inégalable. En outre, le carbone et les composants de l’eau (l’oxygène et l’hydrogène) sont, avec l’azote, l’hélium et le néon, les éléments les plus abondants de l’univers. Il est donc aujourd’hui communément admis que les potentielles formes de vie extraterrestres sont elles-aussi basées sur la chimie du carbone dans l’eau liquide.

Les exobiologistes orientent donc leurs recherches avant tout sur les milieux capables de contenir de l’eau liquide, qui n’est présente que dans certaines conditions de température et de pression. Car si l’on connait sur Terre des organismes capables de (sur)vivre dans des environnements considérés comme hostiles (sècheresse, températures extrêmes, radiations, hautes pressions…), pour que la vie ait pu apparaitre et se développer sur une planète, il faut qu’elle accueille au moins par endroits et par périodes de l’eau liquide. Elle doit donc être tellurique, c’est-à-dire rocheuse et pas gazeuse. Sa distance à son étoile aussi est importante : trop loin, l’eau serait glacée en permanence, et trop près, elle serait vaporisée.

Mais lorsque l’on trouve une planète correspondant au profil, ce qui est déjà très difficile avec les moyens actuels, le mieux que l’on puisse faire est de déterminer les composants de son atmosphère. On recherche en particulier la présence combinée de vapeur d’eau (H20), d’ozone (O3) et de dioxyde de carbone (CO2) dont la présence simultanée ne s’explique, en l’état actuel des connaissances, que par une activité biologique.

En revanche, on est encore loin de déterminer les conditions physico-chimiques détaillées d’une exoplanète. De même dans le système solaire, la recherche de formes de vie est conditionnée par la présence d’eau. On sait aujourd’hui, grâce à des roches hydratées, que Mars a connu par endroits de l’eau liquide et de futures missions y chercheront des traces de vie fossiles.

Quoi qu’il en soit, il faut bien garder à l’esprit que l’exobiologie est une science très jeune, née dans les années 50 avec l’exploration spatiale. Et ce qui est considéré comme vrai ou faux aujourd’hui ne le sera peut-être plus dans 10 ans. Il est donc difficile de se baser sur des certitudes.

Si vous voulez en savoir plus : le site de la Société Française d’Exobiologie

Cet article fait suite à une question posée par Symon qui a commandé une Vodka cosmique.

Quand ils parlent de la recherche de vie extraterrestre, les scientifiques donnent souvent l’impression de ne chercher que des formes de vie et des planètes semblables à ce que nous connaissons sur Terre. Mais pourquoi cet apparent manque d’imagination ?

Commençons par une évidence : quand on cherche quelque chose, il est préférable de savoir quoi… Or, comme la physique avec le Temps, la biologie ne possède pas de définition universelle et acceptée par tous de la Vie. L’exobiologie, l’étude de la vie extraterrestre, se base donc sur nos connaissances de la Vie sur Terre afin d’orienter ses recherches dans l’espace infini. Elle définit ainsi des caractéristiques lui indiquant, en gros, quoi chercher et où chercher.

On sait que toutes les formes de vie terrestres reposent sur la chimie du carbone dans l’eau liquide. Toutes les briques élémentaires constituant les organismes vivants (acides aminés, bases azotées, glucides et lipides) sont des molécules basées sur le carbone. Et leurs interactions chimiques dans l’eau, un solvant aux propriétés uniques, sont à l’origine même de la vie telle que nous connaissons.

Des expériences ont été menées pour déterminer si des formes de vie basées sur d’autres éléments que le carbone dans d’autres liquides que l’eau étaient possibles. Mais cette combinaison semble inégalable. En outre, le carbone et les composants de l’eau (l’oxygène et l’hydrogène) sont, avec l’azote, l’hélium et le néon, les éléments les plus abondants de l’univers. Il est donc aujourd’hui communément admis que les potentielles formes de vie extraterrestres sont elles-aussi basées sur la chimie du carbone dans l’eau liquide.

Les exobiologistes orientent donc leurs recherches avant tout sur les milieux capables de contenir de l’eau liquide, qui n’est présente que dans certaines conditions de température et de pression. Car si l’on connait sur Terre des organismes capables de (sur)vivre dans des environnements considérés comme hostiles (sècheresse, températures extrêmes, radiations, hautes pressions…), pour que la vie ait pu apparaitre et se développer sur une planète, il faut qu’elle accueille au moins par endroit et par périodes de l’eau liquide. Elle doit donc être tellurique, c’est-à-dire rocheuse et pas gazeuse. Sa distance à son étoile aussi est importante : trop loin, l’eau serait glacée en permanence, et trop près, elle serait vaporisée.

Mais lorsque l’on trouve une planète correspondant au profil, ce qui est déjà très difficile avec les moyens actuels, le mieux que l’on puisse faire est de déterminer les composants de son atmosphère. On recherche en particulier la présence combinée de vapeur d’eau (H20), d’ozone (03) et de dioxyde de carbone (CO2) dont la présence simultanée ne s’explique, en l’état actuel des connaissances, que par une activité biologique.

Mais on est encore loin de déterminer les conditions physico-chimiques détaillées d’une exoplanète. De même dans le système solaire, la recherche de formes de vie est conditionnée par la présence d’eau. On sait aujourd’hui, grâce à des roches hydratées, que Mars a connue par endroit de l’eau liquide et de futures missions y chercheront des traces de vie fossiles.

Mais il faut bien garder à l’esprit que l’exobiologie est une science très jeune, née dans les années 50 avec l’exploration spatiale. Et ce qui est considéré comme vrai ou faux aujourd’hui ne le sera peut-être plus dans 10 ans. Il est donc difficile de se baser sur des certitudes.

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