Actu. Kézako, le rock scientifique ? De la musique ou chaque riff est théorisé, calculé en vue de créer la chanson parfaite ? Non, le rock scientifique réunit sous une même appellation les groupes de rock où les musiciens sont par ailleurs scientifiques.
Avez-vous déjà entendu parler du groupe The Amygdaloids ? Sans doute pas. Leur folk-rock un peu vieux jeu ne déchaine pas la passion de la critique musicale. Néanmoins, le métier de ses musiciens mérite qu’on s’y attarde un peu. A la guitare et au chant, Joseph LeDoux, neurologue directeur du centre de neurosciences sur la peur et l’anxiété de l’université de New-York. Trois autres neurologues composent le groupe : Tyler Volk à la guitare, Nina Galbraith Curley à la basse et Daniela Schiller à la batterie. Pour ces spécialistes du cerveau, la musique permet de parler des désordres mentaux et de tout ce qui touche aux neurones ou autres synapses.
Le style de musique « Heavy Mental » qu’ils revendiquent et le nom de leurs chansons, en écoute sur leur myspace, en dit long sur leurs messages : avec « Theory of my mind » ou « How free is your will », nul doute que l’auditeur a affaire là à des scientifiques passionnés ! A en voir les dates de leurs concerts, la musique semble plus qu’un simple exutoire pour The Amygdaloids : le groupe traverse les Etats-Unis, en concerts de Portland à New-York.
Faire de la musique et faire de la recherche est-il comparable ? C’est le membre d’un autre groupe de rock scientifique, n=1, qui répond à cette question dans une interview donnée à l’agence science presse : pour Alexis Vallée-Bélisle, faire un cd, c’est comme faire une étude scientifique.
La progression des projets est la même. Quand on commence un projet de science, souvent on essaie des manipulations différentes, on explore des pistes et après on devient organisés. La finalité, c’est de publier un papier. Dans la musique, c’est un peu la même chose : on jam (improviser), on arrange les idées, on fait un sommaire puis un album. Il y a un grand parallèle au niveau de la création, de l’organisation et du produit finale.
Dans leurs chansons, n=1 parlent de leur quotidien, de la vie dans leurs laboratoires. Extrait de la chanson EcoR1 :
Arrivé au labo très tôt
J’avais un sous-clonage à faire pronto
Dans les tubes, j’ai mis de l’ADN et de l’eau
Du ReACT Buffer et mon enzyme Eco
Et mon enzyme Eco
(Eco, Eco, Eco)
Et mon enzyme Eco
Dans le but de bien suivre la recette
J’ai laissé incuber deux heures à trente-sept
Aucun besoin d’être prophète
Avec du bleu dye, j’ai stoppé ça net
Voir des chercheurs s’épanouir sur scène pour nous parler de leur vie fait plaisir à entendre et permet de cerner de façon originale les enjeux de la recherche. Alors, amis scientifiques, prêts à pousser la chansonnette ?
Photo : Le groupe n=1 dans leur laboratoire. Crédit : www.spst.org










Peut-être que ca me parlera plus que le rock catho…
[...] applications ? Bon, oui, nous, forcément, disons le finalement oui, on voudrait que ça puisse être développer sous forme de jeu. Moi j’imagine bien un [...]