Ah ! La jeunesse… nous voudrions tous qu’elle dure plus que de raison. Mais de toute évidence, il existe un âge où nous ne sommes plus jeune et même un âge où nous devenons vieux. Mais concrètement, à quel âge exactement ces changements surviennent-ils ? Des chercheurs de l’université de Kent ont posé la question à 40 000 européens. Leurs résultats varient beaucoup selon les pays et les générations.
A ce petit jeu, les plus pessimistes sont les Portugais : pour eux, nous cessons d’être jeunes à 29 ans. Les chypriotes, visiblement beaucoup mieux dans leurs corps, jugent quand à eux que nous sommes jeunes jusqu’à 45 ans. Chez ces mêmes Portugais, pour qui les étapes de la vie semblent s’enchaîner plus vite qu’ailleurs, nous devenons vieux à 51 ans contre 64 ans en Belgique.
Comme vous l’aurez noté, ces résultats montrent qu’il existe une période de flottement de plusieurs dizaines d’années au cours de laquelle nous ne sommes ni jeunes ni vieux. L’étude montre également qu’il existe un grand fossé entre ce que pensent les plus jeunes et les plus vieux : pour les 15-24 ans, les jeunes ont moins de 28 ans et les vieux plus de 54 ans. Le constat est beaucoup plus optimiste chez les plus de 80 ans qui jugent que nous restons jeunes jusqu’à 42 ans et devenons vieux à 67 ans.
Mais finalement, quel est l’intérêt d’une telle étude, à part nous fournir de beaux chiffres ? Le professeur Abrams qui mène cette étude explique que 63% des européens estiment qu’être perçu comme trop vieux ou trop jeune est un réel problème. Ainsi, publier ces résultats permet de mettre un chiffre sur ces âges limites et surtout de pointer du doigt ce qui peut être un problème pour l’insertion sociale de ces personnes jugées « trop vieilles » et « trop jeune ».
Un constat amusant : Portugais et Chypriotes qui donnent les jugements les plus extrêmes sont ceux qui s’estiment le moins discriminés par leur âge.
Photo : Saatchi Gallery – Young & Old, vintagedept, flickr.










Bonjour,
Pourriez-vous indiquer les références de l’article que vous citez, je n’