Un traitement pour sauver les abeilles ?

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Actu. C’est Maya qui va être contente ! Vous n’êtes pas sans savoir que nos chères abeilles sont décimées depuis la fin des années 1990, pour des raisons encore mystérieuses aux yeux des chercheurs. Comment enrayer ce qu’ils nomment le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (dit CCD pour Colony Collapse Disorder)? Le problème semble insoluble, pourtant un premier pas a été fait dans le traitement de ce syndrome. Un groupe de chercheurs espagnols de l’ Universidad Complutense de Madrid a en effet isolé un parasite, Nosema ceranae, de ruches atteintes du CCD et sont parvenus à traitercomplètement l’infection.

Ces chercheurs ont publié les résultats de leurs travaux dans la revue Environmental Microbiology Reports. Ils ont trouvé deux ruchers visiblement atteints de CCD à cause du parasite Nosema ceranae. Après s’être assurés que ce dernier était l’unique cause d’infection, ils ont administré un antibiotique, la flumagilline, aux abeilles survivantes. Toutes les colonies restantes ont ainsi pu être sauvées !

Le CCD a des origines multiples :

  • Des virus ou des bactéries (le virus de l’Israeli acute paralysis (IAPV) est un des marqueurs les plus probables.)
  • Des prédateurs comme le frelon chinois Vespa velutina, plutôt considéré comme facteur aggravant.
  • Des parasites comme Varroa destructor.
  • Les OGM sont également suspectés, mais l’impact semble plus faible que prévu.
  • Enfin des champignons comme le fameux Nosema cerenae, dont nous parlons dans cet article, figurent au banc des accusés.

Ainsi le syndrome n’est certainement pas vaincu puisqu’il survient probablement par action synergique de plusieurs de ces facteurs ci-dessus. Néanmoins cette équipe de scientifiques madrilènes a quand même mis en évidence un traitement possible pour ce type d’infection particulier, et c’est une brique de plus dans l’édifice permettant d’endiguer ce syndrome qui dévaste les abeilles.

En outre il s’agissait de la première découverte de ce champignon comme cause principale de CCD. La flumagilline pourrait donc sauver d’autres ruchers à l’avenir, un enjeu capital puisque les services écologiques rendus à l’homme par les abeilles se chiffrent à plusieurs milliards de dollars par an.

Photo: Bees together, wolfpix, Flickr.

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