Actu. Pour les hommes, c’est bien connu, après quelques verres d’alcool votre voisine de comptoir, qui avoisine un bon quintal, se transforme en la plus belle des naïades pour une nuit torride. Attention car désormais, l’alcool ne vous servira plus d’excuse. Vous pouvez remercier cette équipe de l’université de Leicester en Grande Bretagne, dont les chercheurs viennent de prouver que l’alcool n’influençait pas le jugement envers les personnes du sexe opposé.
Vincent Egan, le chef de cette équipe, a réuni 240 personnes volontaires dans différents bars et cafés. Ces cobayes ont bu des quantités d’alcool disparates, allant du stade « un peu pompette » jusqu’à « franchement saoul ». Puis, on leur présentait des photos de personnes du sexe opposé, réalisées grâce à un logiciel permettant de rajeunir ou de vieillir les traits.
Les résultats prouvent que l’alcool n’intervient pas dans leur jugement :
- Le taux d’attirance des visages immatures n’est pas modifié par la quantité d’alcool ingérée, même en maquillant ces visages pour les rendre plus mâtures.
- Les hommes et les femmes sont plus attirés par les visages immatures en règle générale.
- L’alcool n’a pas d’effet sur la perception des visages féminins par les hommes.
L’utilisation du maquillage et la consommation d’alcool n’influent donc pas sur l’estimation de l’âge d’une personne en regardant son visage. De plus, différents indices interviennent en condition réelle, comme la carrure ou la voix. Ces éléments permettent de mieux évaluer l’âge de l’interlocuteur.
Ces travaux contredisent les résultats d’une équipe de l’université de Bristol. Les auteurs avaient publié des résultats diamétralement opposés : les hommes et les femmes ivres étaient plus attirés par certaines personnes après avoir bu. L’équipe du Pr Egan prévoit une nouvelle expérience, cette fois dans des discothèques. L’idée est de vérifier si ces résultats sont retrouvés dans ces lieux de faible intensité lumineuse.
Cette étude va bouleverser les affaires de viol, dans lesquelles l’alcool servait souvent de circonstance atténuante. Les juges considèrent souvent que les criminels commettent leur crime sous emprise de la boisson, ce qui amoindrit leur peine. Si ces résultats sont confirmés, l’influence de l’alcool ne servira plus d’excuse dans les accusations de détournement de mineurs.
Photo : Culture Bière – Saitor – Flickr










Je me permet d’ajouter une petite précision à la conclusion de cet article : Dans beaucoup de pays, être sous l’emprise de l’alcool est, contrairement à la France, considéré comme une circonstance aggravante ( ce que l’on a vu lors de l’affaire Cantat-Trintignant en Lituanie).